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Yacht de Zuckerberg menacé d'explosion, engin incendiaire sur la maison d'Altman, enfants de salariés d'Anthropic ciblés... Patrons et salariés de l'IA ont peur pour leur vie dans la Silicon Valley

Economie · · Par Julie MOREAU

Yacht de Zuckerberg menacé d'explosion, engin incendiaire sur la maison d'Altman, enfants de salariés d'Anthropic ciblés... Patrons et salariés de l'IA ont peur pour leur vie dans la Silicon Valley

# La Silicon Valley sous tension : patrons de l’IA menacés, sécurité renforcée La Silicon Valley, habituée aux débats technologiques et aux controverses régleme

# La Silicon Valley sous tension : patrons de l’IA menacés, sécurité renforcée La Silicon Valley, habituée aux débats technologiques et aux controverses réglementaires, est confrontée à une escalade inédite de violences ciblées contre ses figures de proue de l’intelligence artificielle. Une enquête du Wall Street Journal révèle une multiplication d’actes hostiles, allant de l’incendie criminel au domicile de Sam Altman, PDG d’OpenAI, aux menaces visant les enfants de salariés d’Anthropic, en passant par des appels à faire exploser le yacht de Mark Zuckerberg. Ce climat de peur pousse les géants de la tech à dédier des budgets spécifiques à la protection de leurs cadres et de leurs installations, tandis qu’un populisme anti-IA émerge aux États-Unis. ## Incendie criminel chez Sam Altman et manifeste appelant au meurtre En avril dernier, un homme a lancé un engin incendiaire contre le domicile de Sam Altman, le patron d’OpenAI. Les enquêteurs, cités par le Wall Street Journal, affirment avoir retrouvé sur place un manifeste appelant à assassiner des dirigeants et investisseurs de l’intelligence artificielle. Cet acte, loin d’être isolé, illustre une radicalisation croissante contre ce secteur. Sam Altman a réagi en publiant une photo de son mari et de son bébé, espérant ainsi dissuader toute nouvelle attaque contre sa famille, déclarant : « Peu importe ce qu’on pense de moi ». Cet événement a provoqué une onde de choc dans l’écosystème tech, où la sécurité personnelle des dirigeants était jusqu’alors rarement remise en question. ## Intrusion chez Anthropic et menaces contre les enfants de salariés Quelques jours après l’attaque contre Sam Altman, un individu s’est introduit dans les locaux d’Anthropic, une entreprise concurrente spécialisée dans l’IA. Selon les informations rapportées, l’intrus a affirmé qu’un dirigeant de l’entreprise « allait être tué ». Plus inquiétant encore, d’autres employés d’Anthropic ont reçu des menaces visant directement leurs enfants. Cette escalade dans les intimidations personnelles marque un tournant : les salariés, et non plus seulement les dirigeants, deviennent des cibles. Face à cette situation, les entreprises recommandent désormais à leurs équipes de ne plus porter les logos de leur employeur en public, afin de réduire les risques d’identification et de représailles. ## Appels à l’explosion du yacht de Mark Zuckerberg Le cas de Mark Zuckerberg, PDG de Meta, illustre la viralité des menaces en ligne. Lorsque son yacht a été aperçu à Seattle, peu après l’annonce de suppressions de postes liées au recentrage de Meta sur l’intelligence artificielle, des internautes ont appelé publiquement à l’incendier, à le faire exploser ou à le couler. Bien que ces appels n’aient pas été suivis d’effets, ils témoignent d’un climat de défiance et de colère croissante envers les dirigeants de la tech, perçus comme responsables des suppressions d’emplois et des transformations économiques liées à l’IA. Les entreprises doivent désormais surveiller en permanence les réseaux sociaux et le dark web pour anticiper ces menaces. ## Budgets sécurité multipliés et protection armée Selon Liferaft, une société spécialisée dans la surveillance des réseaux sociaux et du dark web pour de grandes entreprises américaines, le volume des menaces visant les dirigeants de l’IA et les centres de données a été multiplié par sept entre la fin février et le mois de mai. Face à cette explosion, les géants de la tech investissent massivement dans leur sécurité. Certains patrons, comme Sam Altman ou Mark Zuckerberg, se déplacent désormais avec des gardes armés. Des budgets spécifiques sont alloués à la protection des installations, des sièges sociaux et des centres de données, tandis que des équipes de sécurité privée sont déployées pour assurer la protection rapprochée des cadres dirigeants. Cette montée des violences et des intimidations pose une question centrale : jusqu’où ira ce populisme anti-IA ? Alors que les entreprises redoublent d’efforts pour sécuriser leurs équipes, le débat public sur les conséquences sociales et économiques de l’intelligence artificielle semble, lui, plus que jamais ouvert.