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« Wesh, il a brûlé » : à Nantes, sidération après l’incendie du lycée Nelson Mandela

Une · · Par Claire BERNARD

« Wesh, il a brûlé » : à Nantes, sidération après l’incendie du lycée Nelson Mandela

Jeudi matin, le hall du lycée international Nelson Mandela, situé sur l'île de Nantes et inauguré en 2014, a été la proie des flammes. Selon les informations ra

Jeudi matin, le hall du lycée international Nelson Mandela, situé sur l'île de Nantes et inauguré en 2014, a été la proie des flammes. Selon les informations rapportées par Le Figaro, un incendie s'est déclaré à l'intérieur de l'établissement, provoquant une vive émotion parmi les élèves et les personnels présents sur place. ## Un incendie aux circonstances troubles D'après les éléments relayés par Le Figaro, le feu se serait déclenché peu avant 8 heures du matin, touchant le hall d'entrée de cet établissement scolaire fréquenté par des élèves de la filière internationale. Une interne en classe de terminale a confié au quotidien avoir vu « des flammes rentrer » dès 8 heures, sans pouvoir déterminer dans quel état se trouvait sa chambre. Selon le même témoignage, celle d'une de ses amies aurait été détruite, et le self de l'établissement semblerait également avoir été touché par les flammes, dont la hauteur était estimée à une dizaine de mètres. À 9h15, les pompiers et les CRS étaient toujours présents sur les lieux, selon les constatations rapportées par Le Figaro. Les personnels qui travaillaient à l'intérieur du bâtiment ont été évacués tôt, sans qu'aucun bilan humain n'ait été communiqué dans l'immédiat. ## Une origine volontaire évoquée Interrogée par l'AFP, la proviseure adjointe de l'établissement a qualifié l'incendie de « volontaire ». Selon Le Figaro, le feu aurait été provoqué par des individus venus s'agréger au mouvement des lycéens, dans un contexte de mobilisation scolaire qui touchait alors plusieurs établissements. Cette hypothèse, si elle devait être confirmée par l'enquête, viendrait s'ajouter aux dégradations constatées ces derniers mois lors de rassemblements lycéens dans plusieurs villes françaises. Les autorités n'avaient pas encore communiqué, jeudi en fin de matinée, sur les circonstances précises du sinistre ni sur l'identification éventuelle des personnes impliquées. Une enquête devrait être ouverte afin de déterminer les responsabilités, tandis que la piste d'une intrusion extérieure au mouvement lycéen demeure, à ce stade, l'hypothèse privilégiée par la direction de l'établissement. ## Une communauté scolaire sous le choc Devant les grilles du lycée, la sidération dominait. Des élèves en pleurs se consolaient mutuellement, tandis que d'autres visionnaient sur leurs téléphones les images impressionnantes des flammes transmises aux médias. « Wesh, notre lycée a brûlé », s'exclamaient des lycéens en découvrant l'ampleur des dégâts, selon les propos recueillis par Le Figaro. Cet établissement, ouvert en 2014 sur l'île de Nantes, accueille une filière internationale et constitue l'un des équipements scolaires récents de la métropole nantaise. Sa localisation, au cœur d'un quartier en pleine transformation urbaine, en faisait un symbole de la politique éducative menée par la collectivité ces dernières années. Au-delà des dégâts matériels, dont l'ampleur restait à évaluer jeudi, l'incendie pose la question de la sécurité des établissements scolaires face aux intrusions extérieures, notamment lors de périodes de tension sociale. Les cours devraient être suspendus le temps des constatations et des opérations de sécurisation, une cellule d'accompagnement psychologique pouvant être mise en place pour les élèves et les personnels affectés par l'événement.