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Washington refuse de prolonger l'accord de libre-échange avec le Mexique et le Canada, qui restent ouverts aux négociations

Economie · · Par Julie MOREAU

Washington refuse de prolonger l'accord de libre-échange avec le Mexique et le Canada, qui restent ouverts aux négociations

# Washington refuse de prolonger l'accord de libre-échange avec le Mexique et le Canada L'administration américaine a annoncé ce mercredi qu'elle ne renouveller

# Washington refuse de prolonger l'accord de libre-échange avec le Mexique et le Canada L'administration américaine a annoncé ce mercredi qu'elle ne renouvellerait pas l'Accord États-Unis-Mexique-Canada (ACEUM), entré en vigueur en 2020 pour succéder à l'Alena. Cette décision, qui intervient alors qu'une clause de prolongation devait être activée au plus tard le 1er juillet, marque un tournant dans les relations commerciales nord-américaines. Les trois partenaires restent néanmoins ouverts à la négociation d'un nouvel accord dans les années à venir. ## Un refus de prolongation aux conséquences immédiates L'ACEUM prévoyait une clause de prolongation automatique de 16 ans, à condition d'être activée avant le 1er juillet. Les discussions prévues entre les trois gouvernements n'ayant pas abouti, cette option est désormais caduque. "Les États-Unis n'ont pas accepté de renouveler l'ACEUM sous sa forme actuelle", a déclaré Jamieson Greer, le négociateur américain, dans un communiqué officiel. Washington entend néanmoins "poursuivre les échanges avec le Mexique et le Canada afin de répondre aux limites de l'accord et à son déficit commercial avec ces deux pays". Dans l'attente d'un compromis, l'accord actuel reste applicable pendant dix ans, ce qui constitue la nouvelle échéance pour parvenir à un accord. Passé ce délai, chaque partie pourra se retirer de façon unilatérale. Les trois États vont donc négocier annuellement, sans certitude quant à l'issue de ces discussions. ## Des points de tension persistants entre les partenaires Plusieurs sujets de friction demeurent entre les trois pays. Le Canada maintient des restrictions sur les produits laitiers, un secteur historiquement protégé. De son côté, le Mexique adopte une position protectionniste sur le maïs, une culture stratégique pour son économie. Ces divergences expliquent en partie le refus américain de reconduire l'accord en l'état. Des négociations bilatérales entre Mexico et Washington sont déjà programmées pour le 20 juillet, tandis qu'Ottawa n'a pas encore fixé de date. Côté mexicain, on se montre relativement confiant : 54 points de désaccord avaient été identifiés l'année dernière, contre seulement 14 pour ces négociations actuelles. Cette réduction significative des divergences suggère une marge de progression, selon les autorités mexicaines. ## Un accord contesté par les entrepreneurs américains La décision de Washington intervient dans un contexte de mécontentement croissant parmi les entrepreneurs américains. Ces derniers estiment que l'ACEUM, sous sa forme actuelle, ne répond pas pleinement à leurs attentes en matière de commerce équitable. Le déficit commercial américain avec ses deux voisins, régulièrement dénoncé par l'administration, constitue l'un des principaux motifs de cette opposition. Si la rupture de l'accord ne change rien dans l'immédiat pour les entreprises commerçant dans la région, l'incertitude juridique pourrait freiner les investissements à long terme. Les trois partenaires devront trouver un équilibre entre leurs intérêts nationaux respectifs et la nécessité de préserver un espace économique intégré. L'enjeu est de taille : l'ACEUM régit des échanges commerciaux représentant plusieurs centaines de milliards de dollars par an entre les trois pays.