«Vous ne faites pas du bien aux jeunes» : une proviseure d’un lycée refuse de répondre à un journaliste de CNews

## Une proviseure refuse de répondre à CNews après des attaques contre son lycée Lundi matin, à Paris, un établissement scolaire a été la cible d’attaques. Inte
## Une proviseure refuse de répondre à CNews après des attaques contre son lycée
Lundi matin, à Paris, un établissement scolaire a été la cible d’attaques. Interrogée par plusieurs médias, Carole Zerbib, proviseure du lycée concerné, a décliné les questions d’un journaliste de l’émission « 100 % Frontières » diffusée sur CNews, selon des informations rapportées par Le Figaro. La scène, relayée par la chaîne, illustre la tension croissante entre le monde éducatif et certains médias dans un contexte de couverture sensible des faits de violence scolaire.
## Un refus assumé face aux caméras
Selon les éléments rapportés par Le Figaro, Carole Zerbib a été sollicitée par plusieurs rédactions à la suite des attaques essuyées par son établissement ce lundi matin. Face au journaliste de « 100 % Frontières », l’émission de CNews, la proviseure a coupé court aux questions en déclarant : « Vous ne faites pas du bien aux jeunes. » Cette phrase, reprise par la chaîne, résume à elle seule la position d’une responsable d’établissement qui entend protéger ses élèves et son institution d’une exposition médiatique qu’elle juge préjudiciable.
## Les attaques : un contexte encore flou
Les attaques survenues lundi matin à Paris n’ont pas fait l’objet, à ce stade, d’une communication détaillée de la part des autorités. Le Figaro évoque des « attaques essuyées par son établissement », sans préciser davantage la nature exacte des faits ni leur origine. D’après des sources concordantes, plusieurs médias se sont rendus sur place pour recueillir des témoignages, ce qui a conduit la proviseure à s’exprimer brièvement devant les caméras, avant de se retirer.
## Une relation tendue entre l’Éducation nationale et certains médias
Ce refus de répondre s’inscrit dans un contexte plus large de défiance entre une partie du personnel éducatif et certains médias, notamment ceux accusés de traiter les questions de sécurité et d’immigration sous un angle jugé stigmatisant. « 100 % Frontières », émission présentée par un journaliste de CNews, est régulièrement critiquée pour ses reportages en banlieue et dans les établissements scolaires. En effet, plusieurs proviseurs et enseignants ont déjà exprimé publiquement leur refus de collaborer avec des équipes qu’ils estiment ne pas respecter la dignité de leurs élèves. Toutefois, aucune consigne officielle nationale n’interdit à ce jour aux chefs d’établissement de répondre à la presse.
## Protéger les élèves avant tout
La déclaration de Carole Zerbib pourrait également s’expliquer par la volonté de ne pas ajouter de la tension à une situation déjà difficile. Les attaques subies par son lycée ont nécessairement un retentissement sur les élèves et les équipes. Dans ce type de circonstances, les protocoles académiques recommandent généralement de limiter les interventions médiatiques au strict nécessaire, afin de ne pas perturber le fonctionnement de l’établissement ni exposer davantage les victimes. Par ailleurs, le rectorat de Paris n’a pas, à ce stade, réagi publiquement aux propos rapportés par Le Figaro.
La décision de la proviseure de refuser le dialogue avec CNews pourrait faire débat, entre ceux qui y voient une forme de censure médiatique et ceux qui la perçoivent comme une protection légitime des jeunes. Une chose est sûre : cet épisode illustre la difficulté croissante à concilier impératif d’information et respect des victimes dans les établissements scolaires.