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"Vous en avez les moyens, Total ne s'effondrera pas": Jean-Luc Mélenchon réclame que le géant pétrolier "passe à la caisse" après ses bénéfices record

Economie · · Par Julie MOREAU

Le 1er mai 2026, Jean-Luc Mélenchon a prononcé un discours marquant à Paris, où il a appelé à une redistribution des bénéfices de TotalEnergies, jugés exorbitan

Le 1er mai 2026, Jean-Luc Mélenchon a prononcé un discours marquant à Paris, où il a appelé à une redistribution des bénéfices de TotalEnergies, jugés exorbitants. Le leader de La France insoumise a mis en lumière les résultats financiers impressionnants de l’entreprise, qui a enregistré près de 19 milliards d'euros de profits en 2025. Selon lui, il est impératif que Total "passe à la caisse" pour soutenir la population française. Mélenchon a exprimé son indignation face à ce qu'il considère comme une exploitation des tensions géopolitiques, en particulier celles résultant de la guerre au Moyen-Orient. Il a souligné que ces profits, largement destinés aux actionnaires, auraient pu contribuer à renflouer les caisses de l'État si TotalEnergies avait été maintenue sous contrôle national. "Si Total avait été nationalisée, il y aurait eu 30 milliards d'euros supplémentaires dans les finances publiques en cinq ans", a-t-il affirmé, pointant du doigt les conséquences de la privatisation de l'entreprise. Ce discours ne se limite pas à une simple critique économique, mais s'inscrit également dans une volonté de répondre aux angoisses croissantes des Français face à la hausse des prix. "Il faut bloquer les prix du carburant", a-t-il insisté, traduisant ainsi les inquiétudes de nombreux citoyens confrontés à une inflation galopante. Au cours de son allocution de 20 minutes, il a également abordé la question du travail non rémunéré, évoquant les tâches domestiques souvent invisibilisées et non compensées. ## La question de la nationalisation La nationalisation de TotalEnergies reste un sujet récurrent dans le débat public. Mélenchon a rappelé que le maintien de l'entreprise sous contrôle public aurait pu considérablement renforcer les finances de l'État. En avançant le chiffre de "100 milliards d'euros en dix ans", il a dessiné un tableau d'une France capable d'investir massivement dans des politiques publiques essentielles. Cette proposition s'inscrit dans un contexte plus large de lutte contre les inégalités croissantes et d'appels à un système économique plus équitable. En parallèle, le leader de LFI a exprimé son désaccord avec la proposition de Gabriel Attal, ministre des Transports, qui envisageait d'ouvrir certains commerces le 1er mai. Pour Mélenchon, cette initiative révèle un manque de considération pour les travailleurs. "Qui a la liberté de dire non à son patron ?" a-t-il questionné, mettant en lumière les rapports de force souvent inégaux dans le monde du travail. ## Un appel à l'union Au-delà de ses revendications économiques, Mélenchon aspire à rassembler les mécontents sous une même bannière. Il se positionne comme un porte-voix des Français qui souhaitent "travailler moins et gagner davantage". Ce message résonne particulièrement dans un contexte où la précarité est en nette augmentation. La France insoumise semble ainsi vouloir capter le mécontentement des citoyens face à la situation économique actuelle. Les revendications formulées par Mélenchon trouvent un écho dans les préoccupations sociétales contemporaines. Avec une inflation qui menace de s'installer durablement, les appels à une redistribution des richesses se font entendre avec insistance. Les résultats financiers de TotalEnergies, qui dépassent les 19 milliards d'euros, soulèvent des questions sur la juste répartition des bénéfices dans un monde où de nombreux Français peinent à joindre les deux bouts. Alors que les tensions sociales continuent de monter, la proposition de Mélenchon de faire contribuer davantage le géant pétrolier pourrait bien s'avérer être un thème central dans le débat économique des mois à venir. Les attentes des citoyens à l'égard de leurs dirigeants se font de plus en plus pressantes, et l'appel à une justice sociale à travers des mesures concrètes pourrait redéfinir le paysage politique français.