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Volodymyr Zelensky «mérite d'être soutenu»: les réactions se multiplient après les propos de Trump en faveur d’un nouveau président ukrainien

Une · · Par Claire BERNARD

Volodymyr Zelensky «mérite d'être soutenu»: les réactions se multiplient après les propos de Trump en faveur d’un nouveau président ukrainien

## Réactions en cascade après les propos de Donald Trump sur un changement de président en Ukraine Depuis la Maison-Blanche, le président américain Donald Trump

## Réactions en cascade après les propos de Donald Trump sur un changement de président en Ukraine Depuis la Maison-Blanche, le président américain Donald Trump a estimé samedi qu'« il est temps pour l'Ukraine d'avoir un nouveau président », une déclaration qui a immédiatement provoqué une onde de choc diplomatique et une série de réactions internationales. Selon les informations rapportées par Le Figaro, ces propos s'inscrivent dans le cadre des efforts revendiqués par Washington pour parvenir à un « accord » de paix avec Moscou, une position qui rompt avec la ligne de soutien occidental affichée jusqu'ici à l'égard de Kiev. ## La diplomatie ukrainienne monte au créneau Le principal intéressé, Volodymyr Zelensky, n'avait pas encore réagi officiellement dans les heures suivant la déclaration. Cependant, son ministre des Affaires étrangères, Andriy Sybiga, a pris la parole sur le réseau social X pour défendre la légitimité du chef de l'État ukrainien. « Il bénéficie du soutien du peuple ukrainien, et celui-ci a le droit de décider. Les déclarations venues de l'étranger ne font que confirmer qu'il fait bien son travail. Il mérite d'être soutenu », a déclaré le chef de la diplomatie ukrainienne. Cette prise de position constitue, selon toute vraisemblance, une réponse indirecte mais ferme aux propos tenus depuis Washington, en réaffirmant le principe de souveraineté démocratique face aux ingérences extérieures présumées. ## Des soutiens occidentaux qui se manifestent D'autres personnalités politiques occidentales ont rapidement emboîté le pas. Selon Le Figaro, le premier ministre britannique Andy Burnham a ainsi exprimé à Volodymyr Zelensky sa « totale solidarité » lors d'un entretien téléphonique entre les deux dirigeants. Cette réaction, parmi d'autres qui se multipliaient samedi soir, témoigne d'un clivage croissant entre la position américaine et celle de plusieurs alliés européens sur la question ukrainienne. En effet, la sortie de Donald Trump pourrait fragiliser la cohésion occidentale qui prévalait depuis le début du conflit, d'autant plus que les négociations de paix avec Moscou semblent désormais conditionnées, du point de vue américain, à un changement de leadership à Kiev. ## Un contexte de pression diplomatique accrue Cette séquence intervient dans un climat déjà tendu, où l'aide militaire et financière occidentale fait l'objet de débats récurrents. Toutefois, la légitimité électorale de Volodymyr Zelensky, dont le mandat aurait dû s'achever en 2024 mais a été prolongé en raison de la loi martiale, constitue un point sensible régulièrement exploité par Moscou. Les propos de Donald Trump pourraient ainsi renforcer les arguments du Kremlin, qui conteste depuis plusieurs mois la représentativité du gouvernement ukrainien dans d'éventuelles négociations. Par ailleurs, la rapidité des réactions européennes suggère que les capitales occidentales entendent verrouiller leur position avant toute initiative diplomatique majeure. ## Une perspective incertaine pour les négociations À ce stade, aucune déclaration officielle du président ukrainien n'a été rapportée, et l'évolution de la position américaine reste susceptible d'évoluer dans les jours à venir. La question de la légitimité du pouvoir ukrainien pourrait devenir un point de friction central dans les futures discussions de paix, alors que les alliés européens semblent déterminés à maintenir leur soutien à Kiev. La suite des événements dépendra largement de la capacité des partenaires occidentaux à préserver un front uni, dans un contexte où les déclarations unilatérales se multiplient et fragilisent la coordination diplomatique.