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Violences xénophobes en Afrique du Sud: Ramaphosa dénonce des groupes cherchant à «déstabiliser le pays»

Monde · · Par Claire BERNARD

Violences xénophobes en Afrique du Sud: Ramaphosa dénonce des groupes cherchant à «déstabiliser le pays»

# Violences xénophobes en Afrique du Sud : Ramaphosa dénonce des groupes cherchant à « déstabiliser le pays » En Afrique du Sud, la tension monte à l'approche d

# Violences xénophobes en Afrique du Sud : Ramaphosa dénonce des groupes cherchant à « déstabiliser le pays » En Afrique du Sud, la tension monte à l'approche de l'ultimatum du 30 juin, fixé par des groupes militant contre l'immigration illégale. Ces organisations exigent des mesures gouvernementales fortes pour endiguer l'afflux de ressortissants étrangers, sur fond de violences xénophobes récurrentes. Le président Cyril Ramaphosa s'est exprimé ce dimanche soir devant la nation, tentant de désamorcer une crise sociale et sécuritaire qui menace l'unité nationale. ## Un discours présidentiel sous haute pression Selon des informations rapportées par RFI, Cyril Ramaphosa a pris la parole pour dénoncer des groupes cherchant à « déstabiliser le pays ». Le chef de l'État sud-africain a notamment rappelé les politiques déjà mises en œuvre pour répondre à la colère des citoyens face à l'immigration illégale. Il a souligné que des efforts concrets avaient été déployés, bien que ces mesures sembleraient insuffisantes aux yeux des manifestants. Le président a également mis en garde contre toute tentative d'instrumentalisation de ce mécontentement à des fins politiques ou économiques, évoquant des « forces obscures » qui, selon lui, chercheraient à saper la stabilité du pays. ## Un contexte de violences xénophobes persistantes L'Afrique du Sud connaît depuis plusieurs années des épisodes de violences xénophobes, ciblant principalement des ressortissants d'autres pays africains, notamment des Mozambicains, des Zimbabwéens et des Nigérians. Ces attaques, qui se manifestent par des pillages, des incendies de commerces et des agressions physiques, sont souvent justifiées par des arguments économiques : la concurrence pour les emplois, les logements et les services publics dans un pays où le chômage dépasse les 32 % selon les données officielles. D'après des sources gouvernementales, ces tensions seraient exacerbées par une perception d'impunité et par des discours politiques populistes qui attisent les ressentiments. ## Les mesures gouvernementales face à l'ultimatum Face à l'ultimatum du 30 juin, Cyril Ramaphosa a détaillé les actions déjà entreprises par son administration. Il a notamment évoqué le renforcement des contrôles aux frontières, la mise en place d'un système de visas plus strict et des opérations de régularisation des travailleurs étrangers. Cependant, ces mesures sembleraient insuffisantes pour apaiser les groupes militants, qui exigent des expulsions massives et une fermeture quasi totale des frontières. Le président a également appelé à la responsabilité collective, insistant sur le fait que la violence ne saurait être une réponse acceptable. Il a promis des poursuites judiciaires contre les auteurs d'actes xénophobes, tout en reconnaissant que la frustration sociale était légitime dans un contexte de crise économique persistante. ## Des implications régionales et internationales Ces violences xénophobes en Afrique du Sud pourraient avoir des répercussions diplomatiques importantes. Plusieurs pays africains, dont le Nigeria et le Zimbabwe, ont déjà exprimé leur inquiétude face à la sécurité de leurs ressortissants. Selon des analystes politiques, une escalade des tensions risquerait d'isoler Pretoria sur la scène continentale, alors que le pays cherche à renforcer son rôle de leader régional. Par ailleurs, des organisations internationales comme l'Union africaine ou l'ONU pourraient être appelées à intervenir si la situation se dégrade. Le discours de Ramaphosa semble donc viser à la fois un apaisement interne et une réassurance des partenaires étrangers. ## Une perspective incertaine Alors que l'échéance du 30 juin approche, l'équilibre reste fragile. Le président sud-africain devra concilier les exigences contradictoires d'une population excédée et d'une communauté internationale soucieuse des droits humains. Si ses déclarations ont pu temporairement calmer les esprits, la mise en œuvre concrète des mesures promises sera déterminante pour éviter une nouvelle flambée de violences. L'avenir immédiat de l'Afrique du Sud dépendra de sa capacité à répondre à ces défis sans céder à la tentation de la division ou de la répression aveugle.