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Violences sexuelles et sexistes : des questionnaires bientôt distribués dans les classes, de la maternelle au lycée dès la rentrée

Une · · Par Claire BERNARD

Violences sexuelles et sexistes : des questionnaires bientôt distribués dans les classes, de la maternelle au lycée dès la rentrée

## Vers une détection systématique des violences sexuelles et sexistes à l'école Le ministère de l'Éducation nationale a annoncé, lundi 28 septembre, la distrib

## Vers une détection systématique des violences sexuelles et sexistes à l'école Le ministère de l'Éducation nationale a annoncé, lundi 28 septembre, la distribution prochaine de questionnaires dans les établissements scolaires afin d'identifier les victimes de violences sexistes ou sexuelles. Selon les informations rapportées par Midi Libre, cette initiative concernerait l'ensemble des classes, de la maternelle au lycée, et devrait être déployée dès le début du mois de novembre. ## Un dispositif inédit par son ampleur D'après les éléments communiqués par le ministère, ce sont plusieurs millions d'élèves qui pourraient être concernés par cette démarche, présentée comme une première à cette échelle. Le public visé s'étend de la maternelle au lycée, ce qui suppose une adaptation des questionnaires selon l'âge des enfants. En effet, les modalités de recueil de la parole diffèrent sensiblement entre un élève de grande section et un lycéen, ce qui laisserait présager plusieurs versions d'un même outil. Cette annonce intervient dans un contexte où la question des violences faites aux mineurs occupe une place croissante dans le débat public et institutionnel. ## Une réponse à une préoccupation grandissante La mise en place de ces questionnaires semblerait répondre à une demande sociale et institutionnelle de plus en plus pressante. Depuis plusieurs années, les signalements de violences sexuelles et sexistes en milieu scolaire font l'objet d'une attention accrue, notamment de la part des associations de protection de l'enfance. Selon des sources gouvernementales, l'objectif affiché serait de faciliter la libération de la parole des victimes, souvent empêchées par la peur ou la méconnaissance des dispositifs existants. Toutefois, les contours précis de cette opération resteraient à définir, qu'il s'agisse du traitement des données recueillies ou de l'accompagnement des élèves qui se déclareraient victimes. ## Des questions de mise en œuvre en suspens Plusieurs points d'interrogation subsistent quant à l'application concrète du dispositif. La question de la formation des personnels enseignants et encadrants à la réception de ces déclarations pourrait s'avérer centrale, d'autant plus que les établissements disposent de moyens variables en matière de suivi psychologique et social. Par ailleurs, la confidentialité des réponses et la protection des élèves les plus jeunes soulèveraient des enjeux déontologiques importants. Des voix s'élèveraient déjà pour demander des garanties sur l'articulation entre ces questionnaires et les procédures judiciaires éventuelles. ## Un calendrier serré Le déploiement annoncé pour début novembre laisserait peu de temps aux établissements pour se préparer. Selon les informations disponibles, les académies devraient recevoir les consignes dans les prochaines semaines. Cette précipitation pourrait susciter des réserves chez certains syndicats enseignants, qui réclament régulièrement davantage de moyens humains pour traiter les situations de violence. Le ministère n'aurait pas encore précisé l'enveloppe budgétaire allouée à cette mesure, ni le nombre de personnels supplémentaires mobilisés. L'efficacité de ce dispositif dépendra largement de la capacité des équipes éducatives à traiter les signalements recueillis. Reste à savoir si cette initiative ponctuelle s'inscrira dans une politique de prévention durable ou si elle demeurera une opération isolée.