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Violences sexuelles dans le périscolaire : "Nos institutions ont failli dans la protection de nos enfants"… Les aveux d’Anne Hidalgo devant le Sénat

Une · · Par Claire BERNARD

Violences sexuelles dans le périscolaire :

## Violences sexuelles dans le périscolaire : les aveux d'Anne Hidalgo devant le Sénat Auditionnée le mardi 15 septembre 2026 par la commission d'enquête du Sén

## Violences sexuelles dans le périscolaire : les aveux d'Anne Hidalgo devant le Sénat Auditionnée le mardi 15 septembre 2026 par la commission d'enquête du Sénat consacrée aux violences sexuelles dans le secteur périscolaire parisien, l'ancienne maire de Paris Anne Hidalgo a reconnu un « échec collectif » des institutions dans la protection des enfants. Selon les informations rapportées par Midi Libre, l'ex-édile, par ailleurs visée par une enquête pénale, a reconnu devant les parlementaires que le système de signalement et de contrôle n'avait pas fonctionné comme il l'aurait dû. ## Un aveu de responsabilité institutionnelle Devant les sénateurs, Anne Hidalgo a employé des termes d'une gravité rare pour une ancienne responsable exécutive de la capitale. Selon les propos rapportés par Midi Libre, elle a déclaré que « nos institutions ont failli dans la protection de nos enfants », reconnaissant un « échec collectif » qui dépasse, selon elle, le seul cadre de la municipalité. Cette audition intervient dans un contexte particulièrement lourd pour l'ancienne maire, puisque celle-ci fait l'objet d'une enquête pénale portant sur les mêmes faits. La commission d'enquête sénatoriale, créée pour faire la lumière sur les dysfonctionnements du périscolaire parisien, entend ainsi établir la chaîne des responsabilités, depuis les services municipaux jusqu'aux associations gestionnaires des accueils de loisirs. ## Un système de contrôle mis en cause Les auditions menées par le Sénat depuis plusieurs semaines semblent dessiner les contours d'une défaillance structurelle. Le périscolaire parisien, qui accueille chaque année des dizaines de milliers d'enfants dans les écoles de la capitale, repose sur un maillage complexe d'acteurs : municipalité, caisses des écoles, associations agréées et services de l'État chargés de la protection de l'enfance. Selon des sources parlementaires, plusieurs signalements auraient été transmis sans donner lieu aux mesures conservatoires attendues, ce qui pose la question de la circulation de l'information entre les différents échelons administratifs. Ce fonctionnement en silo, déjà documenté dans d'autres affaires de protection de l'enfance, pourrait avoir retardé la détection de situations à risque et empêché des retraits immédiats d'agrément. ## Une responsabilité qui dépasse le seul cadre municipal L'audition d'Anne Hidalgo pose également la question de la responsabilité politique et administrative au-delà du mandat de l'ancienne maire. En effet, la protection de l'enfance relève d'une compétence partagée entre l'État, le département — ici la Ville de Paris, qui exerce les deux fonctions — et les associations employeuses. D'après des sources gouvernementales citées lors des travaux préparatoires, plusieurs rapports de l'Inspection générale des affaires sociales auraient déjà alerté, ces dernières années, sur les failles du dispositif de contrôle des accueils collectifs de mineurs. Ces alertes, si elles étaient confirmées, pourraient nourrir la réflexion des sénateurs sur une refonte des procédures de signalement et de suivi, notamment via la création d'un registre national unique des personnes interdites d'exercer auprès d'enfants. ## Vers une réforme du signalement ? La commission d'enquête doit rendre ses conclusions dans les prochains mois. Plusieurs pistes sont déjà évoquées par les parlementaires, parmi lesquelles le renforcement des obligations de signalement pour les directeurs d'accueil de loisirs, l'élargissement du fichier des auteurs d'infractions sexuelles ou encore la création d'une cellule d'alerte indépendante au niveau national. Toutefois, ces mesures, si elles étaient adoptées, ne pourraient produire d'effet qu'à condition d'être accompagnées de moyens humains suffisants pour les services de contrôle, régulièrement décrits comme sous-dotés. L'audition d'Anne Hidalgo pourrait ainsi marquer une étape dans la reconnaissance officielle des défaillances, sans pour autant clore le volet judiciaire de l'affaire.