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Violences sexuelles : "L’idée, c’est de faire une marche populaire et rassembleuse", appel à manifester tous les lundis devant les tribunaux

Une · · Par Claire BERNARD

Violences sexuelles :

# Violences sexuelles : une coalition féministe appelle à des rassemblements hebdomadaires devant les tribunaux Une coalition de 150 associations féministes lan

# Violences sexuelles : une coalition féministe appelle à des rassemblements hebdomadaires devant les tribunaux Une coalition de 150 associations féministes lance un appel à manifester chaque lundi devant les tribunaux de France et le ministère de la Justice à Paris, réclamant une loi intégrale contre les violences sexuelles. "L'idée, c'est de faire une marche populaire et rassembleuse", ont déclaré les organisatrices, selon des informations rapportées par Midi Libre, dans le but de maintenir une pression constante sur les institutions judiciaires. ## Un mouvement structuré pour une réforme législative ### Des rassemblements hebdomadaires comme outil de mobilisation Selon les informations relayées par Midi Libre, ce mouvement prévoit des rassemblements chaque lundi, jour traditionnellement associé aux audiences correctionnelles et aux comparutions immédiates. Les organisatrices entendent ainsi créer un rendez-vous régulier et visible, susceptible de fédérer un large public au-delà des cercles militants habituels. "L'idée, c'est de faire une marche populaire et rassembleuse", ont-elles précisé, soulignant la dimension inclusive de cette initiative. Cette stratégie de mobilisation récurrente s'inscrit dans un contexte où plusieurs affaires de violences sexuelles ont récemment défrayé la chronique judiciaire, suscitant des interrogations sur l'efficacité des dispositifs existants. Les associations estiment que la législation actuelle ne permet pas de répondre de manière satisfaisante à l'ampleur des violences subies par les femmes et les enfants. ### Une revendication centrale : la loi intégrale Le cœur de la revendication porte sur l'adoption d'une "loi intégrale" contre les violences sexuelles. Ce concept, inspiré de modèles étrangers notamment espagnols, vise à aborder de manière transversale l'ensemble des aspects liés à ces violences : prévention, protection des victimes, répression des agresseurs, formation des professionnels et accompagnement psychologique et juridique. D'après des sources associatives, cette approche globale permettrait de combler les lacunes du système actuel, jugé trop fragmenté et insuffisamment coordonné. Les associations dénoncent notamment le faible taux de condamnation pour les viols et agressions sexuelles, ainsi que les difficultés d'accès à la justice pour les victimes les plus vulnérables. ## Des précédents et des perspectives d'action ### Un mouvement qui s'inscrit dans une séquence historique Ce nouvel appel à manifester intervient après plusieurs années de mobilisation féministe, marquées notamment par le mouvement #MeToo en 2017 et les manifestations contre les violences faites aux femmes. Les rassemblements devant les tribunaux constituent une forme d'action déjà expérimentée par le passé, mais l'ampleur de la coalition – 150 associations – lui confère une dimension inédite. Les organisatrices espèrent que cette présence hebdomadaire maintiendra le sujet dans le débat public et exercera une pression sur les pouvoirs publics, à l'approche de possibles échéances électorales ou de discussions parlementaires sur le sujet. Le choix du lieu – les tribunaux – n'est pas anodin : il vise à interpeller directement l'institution judiciaire, perçue comme un maillon essentiel mais insuffisamment réactif dans la lutte contre les violences sexuelles. ### Des interrogations sur la portée du mouvement Reste à savoir si cette mobilisation hebdomadaire parviendra à maintenir un niveau de participation suffisant dans la durée. Les précédents de rassemblements réguliers, comme les "marées jaunes" ou les "jeudis noirs", ont montré qu'il était difficile de soutenir un rythme hebdomadaire sans essoufflement. Les associations comptent sur la diversité de leurs réseaux et la force de leur revendication commune pour éviter cet écueil. Le premier rassemblement est attendu dans les prochains jours, et devrait donner le ton de ce qui pourrait devenir un rendez-vous durable de la contestation féministe en France.