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Violences après la victoire du PSG : incriminer les forces de l’ordre relève d’une «inversion des valeurs», dénonce Lecornu

Une · · Par Claire BERNARD

Violences après la victoire du PSG : incriminer les forces de l’ordre relève d’une «inversion des valeurs», dénonce Lecornu

Violences après la victoire du PSG : "inversion des valeurs", selon Lecornu Le Premier ministre Sébastien Lecornu a vivement réagi, mardi 2 juin devant l'Assemb

Violences après la victoire du PSG : "inversion des valeurs", selon Lecornu

Le Premier ministre Sébastien Lecornu a vivement réagi, mardi 2 juin devant l'Assemblée nationale, aux violences survenues après la victoire du Paris Saint-Germain en Ligue des champions. Selon des informations rapportées par Le Figaro, il a dénoncé une « inversion des valeurs » qui consisterait à incriminer les forces de l'ordre, apportant son « soutien inconditionnel » aux policiers et gendarmes mobilisés.

Une mise en cause des forces de l'ordre jugée "schizophrénique"

Intervenant dans l'hémicycle, Sébastien Lecornu s'est dit « en colère » face aux débordements qui ont éclaté dans plusieurs villes de France après le sacre du club parisien. Le chef du gouvernement a notamment visé des propos tenus par la députée de La France insoumise Clémence Guetté, qui avait accusé les forces de l'ordre d'avoir « chargé des gens qui ne commettaient aucun débordement ». « On ne peut pas être dans une schizophrénie laissant à entendre que ce sont les forces de l'ordre qui créeraient le désordre », a-t-il affirmé, avant d'ajouter : « L'inversion du récit, l'inversion des valeurs est le début du combat politique et culturel qu'il nous faut mener. »

Cette prise de position intervient dans un contexte de tensions récurrentes autour des pratiques policières lors des manifestations ou des rassemblements festifs. Le Premier ministre a souhaité réaffirmer la ligne de l'exécutif, qui entend ne pas laisser s'installer un discours accusateur envers les forces de sécurité.

Un bilan des interpellations en forte hausse

Selon les données communiquées par le gouvernement, les forces de l'ordre auraient procédé à « plus de 890 interpellations » dans le cadre des violences post-victoire, un chiffre en « hausse de plus de 45 % » par rapport à l'année précédente. Ces éléments, cités par Le Figaro, témoigneraient de l'ampleur des débordements, qui ont notamment donné lieu à des affrontements avec les forces de l'ordre, des dégradations de mobilier urbain et des pillages dans plusieurs quartiers.

Le Premier ministre a insisté sur la nécessité de maintenir l'ordre républicain, tout en appelant à ne pas céder à ce qu'il considère comme une rhétorique délétère. « Sans quoi, comment voulez-vous demander à une jeunesse de respecter des règles si on inverse les responsabilités ? », a-t-il interrogé, semblant s'adresser à une opposition qu'il juge complaisante envers les émeutiers.

Un débat politique qui s'annonce vif

Les déclarations de Sébastien Lecornu pourraient raviver les tensions entre l'exécutif et une partie de la gauche, qui dénonce régulièrement ce qu'elle perçoit comme une dérive sécuritaire. Clémence Guetté, de son côté, n'a pas réagi dans l'immédiat aux propos du Premier ministre, mais ses précédentes interventions laissent présager une réponse ferme. Le débat sur le rôle des forces de l'ordre dans les violences urbaines semble ainsi loin d'être clos, alors que la France vient de connaître l'une des nuits les plus agitées de son histoire récente.