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Violée, bâillonnée, ADN du suspect retrouvé sur le corps... Ce que révèle l’autopsie de la jeune Lyhanna

Une · · Par Claire BERNARD

Violée, bâillonnée, ADN du suspect retrouvé sur le corps... Ce que révèle l’autopsie de la jeune Lyhanna

Violée, bâillonnée, ADN du suspect retrouvé sur le corps... Ce que révèle l’autopsie de la jeune Lyhanna Trois semaines après la découverte macabre du corps de

Violée, bâillonnée, ADN du suspect retrouvé sur le corps... Ce que révèle l’autopsie de la jeune Lyhanna

Trois semaines après la découverte macabre du corps de Lyhanna, 11 ans, dans un silo agricole désaffecté du Gers, les résultats de l’autopsie livrent des éléments accablants contre le principal suspect, Jérôme Barella. Selon une source proche de l’enquête citée par Le Figaro, la collégienne a été violée et l’ADN de l’homme de 41 ans a été retrouvé sur son corps, des faits qui pourraient considérablement élargir les poursuites pénales à son encontre.

Le récit de l’autopsie : viol, bâillonnement et ecchymoses

Confirmant des informations de BFMTV, cette même source a détaillé les conclusions des analyses scientifiques. Lyhanna, dont le corps avait été découvert le 4 juin à Puycasquier, portait des traces d’ecchymoses, notamment sur la tempe gauche. Elle avait également été bâillonnée avec du scotch, un élément qui renforce l’hypothèse d’une séquestration violente. Les enquêteurs précisent toutefois que les causes exactes de la mort restent à déterminer, certaines analyses toxicologiques et histologiques nécessitant plusieurs semaines avant de livrer leurs résultats définitifs.

Un suspect déjà mis en examen pour enlèvement et séquestration

Père de famille de 41 ans, Jérôme Barella avait été mis en examen trois jours après la disparition de la collégienne pour « enlèvement » et « séquestration de mineure de 15 ans ». Devant la juge d’instruction, il a jusqu’à présent gardé le silence, un mutisme qui pourrait être mis à mal par les preuves matérielles désormais réunies. La découverte de l’ADN du suspect sur le corps de la victime, conjuguée aux traces de viol, ouvre la voie à une requalification des charges vers des crimes plus graves, notamment celui de viol sur mineure de moins de 15 ans, passible de la réclusion criminelle à perpétuité.

Un hommage public et une enquête sous haute tension

Des centaines de personnes avaient rendu hommage à la jeune collégienne à Fleurance, une vague d’émotion qui a traversé le département du Gers et au-delà. L’affaire, suivie de près par les médias nationaux, suscite une pression considérable sur les enquêteurs, qui doivent désormais établir le déroulé précis des dernières heures de Lyhanna. Si les analyses en cours devraient permettre de déterminer la cause exacte du décès, les éléments déjà recueillis dressent un tableau particulièrement sombre, suggérant une agression d’une extrême violence. La garde à vue de Jérôme Barella pourrait être prolongée en fonction des résultats des expertises complémentaires, notamment celles portant sur les prélèvements effectués sur les lieux de la découverte du corps.

Des poursuites qui pourraient être élargies

Les révélations de l’autopsie modifient profondément le paysage judiciaire de cette affaire. Alors que Jérôme Barella était initialement poursuivi pour enlèvement et séquestration, la découverte de l’ADN et des traces de viol pourrait conduire le parquet à élargir les charges à des qualifications criminelles plus lourdes. La question de la préméditation, ou du moins de l’organisation de l’enlèvement, reste au cœur des investigations. Les enquêteurs cherchent à déterminer si le suspect connaissait sa victime et s’il avait préparé son acte. Dans l’attente des résultats complets des analyses, l’instruction se poursuit, et la famille de Lyhanna, représentée par ses avocats, attend des réponses sur les circonstances exactes de ce drame qui a bouleversé la région.