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"Vente de la coupe du monde": qui soutient encore Gianni Infantino à la présidence de la Fifa?

Sport · · Par Sophie DURAND

# Crise à la FIFA : l'opposition à Gianni Infantino se structure avant l'élection de 2027 La gouvernance de Gianni Infantino à la tête de la FIFA traverse une z

# Crise à la FIFA : l'opposition à Gianni Infantino se structure avant l'élection de 2027 La gouvernance de Gianni Infantino à la tête de la FIFA traverse une zone de turbulences sans précédent. Fragilisé par l'abandon de son projet controversé d'ouverture de l'instance à des investisseurs privés, le président italo-suisse voit l'opposition à sa réélection, prévue en mars 2027, se structurer de manière inédite. Alors que l'UEFA maintient sa menace de boycott des compétitions de la FIFA et que la Conmebol hausse le ton pour la première fois, le dirigeant conserve néanmoins le soutien de la Confédération africaine de football. ## L'UEFA en première ligne de la contestation La confédération européenne de football, forte de 55 membres, a réaffirmé jeudi sa position ferme à l'égard du président de la FIFA. Dans une déclaration transmise à l'AFP, l'instance européenne a été explicite sur les conditions liées à la non-participation de ses membres aux compétitions de la FIFA. Si le retrait du projet d'ouverture à des investisseurs privés constitue une première exigence déjà obtenue, l'UEFA demande désormais "que des assurances soient données que de telles tentatives de défigurer le football de cette manière ne puissent jamais se reproduire". Ces conditions n'étant pas remplies selon l'UEFA, l'instance européenne réaffirme "avoir perdu confiance" dans la gouvernance actuelle. La tenue d'une réunion de crise convoquée mercredi à Rabat par Infantino, au cours de laquelle la direction de la FIFA lui a réitéré son "plein soutien" tout en présentant des "excuses" pour la polémique créée, n'a visiblement pas suffi à apaiser les tensions. ## Un équilibre des forces incertain La situation apparaît d'autant plus complexe que la Conmebol, traditionnellement alliée du président sortant, a haussé le ton pour la première fois. Ce changement d'attitude de la confédération sud-américaine pourrait s'avérer déterminant dans la course à la présidence. Pour être réélu, Infantino, seul candidat déclaré pour l'instant, doit obtenir une majorité des 211 voix des membres de l'instance. Dans ce contexte, le maintien du soutien de la Confédération africaine de football représente un appui crucial pour le président sortant, en poste depuis 2016. Les "excuses" présentées par la direction de la FIFA n'ayant pas convaincu les instances européennes et sud-américaines, l'équilibre des forces pourrait néanmoins évoluer dans les prochains mois. ## Une gouvernance sous tension Cette crise intervient dans un contexte où la gouvernance de la FIFA est scrutée de près par les fédérations membres et les observateurs du football mondial. L'abandon du projet d'ouverture à des investisseurs privés, qui visait selon ses concepteurs à apporter de nouvelles ressources financières à l'instance, a révélé les fractures au sein du football international. La perspective de l'élection de mars 2027 s'annonce comme un test décisif pour l'autorité d'Infantino. Le président sortant devra convaincre au-delà de son socle africain traditionnel pour espérer obtenir un nouveau mandat. Les prochains mois s'annoncent déterminants pour l'avenir de la gouvernance du football mondial, entre exigences de transparence des confédérations européennes et sud-américaines et maintien d'un soutien africain qui pourrait toutefois se révéler insuffisant en cas de bascule d'autres blocs.