«Vendre la Coupe du monde», Trump et Infantino, boycott de l’Europe... 5 questions sur le projet de la Fifa qui secoue le football mondial

La Fifa a annoncé, mardi 28 juillet, son intention de créer une société commerciale dédiée à la vente de parts de la Coupe du monde, une décision qui a immédiat
La Fifa a annoncé, mardi 28 juillet, son intention de créer une société commerciale dédiée à la vente de parts de la Coupe du monde, une décision qui a immédiatement déclenché une vague d’oppositions, notamment au sein des fédérations européennes. Selon des informations rapportées par *Le Figaro*, ce projet, baptisé « Fifa Forward Entreprise » (FFE), pourrait ouvrir jusqu’à 20 % du capital à des investisseurs privés, pour un montant estimé à près de 4 milliards de dollars. Cette initiative, qui impliquerait également des discussions avec le président américain Donald Trump, soulève de nombreuses interrogations sur la gouvernance future du football mondial.
### Un projet de société commerciale aux contours encore flous
Le projet de la Fifa repose sur la création d’une entité distincte, la FFE, dont la mission principale serait de commercialiser les droits liés à la Coupe du monde. D’après les déclarations de l’instance, relayées par le quotidien français, des « investisseurs long terme » pourraient devenir actionnaires minoritaires de cette société, après avoir été « choisis soigneusement ». La Fifa affirme toutefois qu’elle conserverait « le contrôle exclusif de la FFE ainsi que l’autorité exclusive sur la gouvernance du football, les compétitions, le calendrier des matches et toutes les décisions réglementaires et sportives ». Une promesse qui n’a pas suffi à apaiser les craintes des détracteurs du projet.
Par ailleurs, la mise en vente de 20 % des parts de la FFE pourrait générer environ 4 milliards de dollars, selon les estimations avancées par l’instance dirigeante du football mondial. Ce montant, s’il était confirmé, représenterait une manne financière considérable pour la Fifa, qui chercherait ainsi à diversifier ses sources de revenus. Cependant, les modalités précises de cette opération, notamment la valorisation exacte de la société et la nature des droits cédés, n’ont pas encore été entièrement détaillées.
### Des investisseurs potentiels au profil varié
La question de l’identité des investisseurs susceptibles de participer à cette opération demeure centrale. Selon les éléments rapportés par *Le Figaro*, des fonds souverains, des fonds de pension ou encore des entreprises privées pourraient être intéressés par une telle acquisition. Toutefois, aucun nom n’a été officiellement avancé à ce stade, et la Fifa n’a pas précisé si des discussions étaient en cours avec des candidats spécifiques. L’implication potentielle de Donald Trump dans ce dossier, évoquée dans le titre de l’article, pourrait également suggérer un intérêt de la part d’investisseurs américains, mais cette hypothèse reste à confirmer.
Il semblerait que l’instance cherche à attirer des partenaires capables de s’engager sur le long terme, plutôt que des acteurs spéculatifs. Cette approche viserait à garantir une certaine stabilité financière pour la FFE, tout en rassurant les fédérations nationales sur la pérennité du projet. Cependant, le manque de transparence sur les critères de sélection des investisseurs alimente les inquiétudes quant à d’éventuels conflits d’intérêts ou à une influence indue sur les décisions de la Fifa.
### Des conséquences potentielles sur l’équilibre du football mondial
Les conséquences de ce projet pourraient être significatives, tant sur le plan économique que sportif. D’une part, l’arrivée d’investisseurs privés dans le capital de la FFE pourrait modifier la répartition des revenus issus de la Coupe du monde, au détriment potentiel des fédérations les moins riches. D’autre part, certains observateurs craignent que cette commercialisation accrue ne renforce la pression commerciale sur les compétitions, au détriment de l’équité sportive. Le calendrier international, déjà chargé, pourrait également être impacté si les nouveaux actionnaires cherchaient à maximiser le rendement des droits vendus.
En outre, ce projet intervient dans un contexte où les relations entre la Fifa et les instances européennes sont déjà tendues. Les ligues et fédérations européennes, qui représentent une part importante des revenus du football mondial, pourraient voir d’un mauvais œil cette ouverture du capital à des acteurs extérieurs. Un boycott des compétitions organisées par la Fifa, évoqué par certaines sources, n’est pas à exclure, même si une telle mesure paraît difficilement envisageable à court terme.
### Un soutien américain, une opposition européenne marquée
Le rôle de Donald Trump dans ce dossier mérite d’être souligné, même si les informations disponibles restent partielles. Selon *Le Figaro*, le président américain aurait été associé aux discussions, ce qui pourrait indiquer un soutien politique de Washington à ce projet. Les États-Unis, qui ont accueilli la Coupe du monde 2026, pourraient en effet tirer profit d’une implication accrue d’investisseurs privés dans le football mondial. Toutefois, cette éventuelle alliance entre la Fifa et l’administration Trump ne fait pas l’unanimité, notamment en Europe.
À l’inverse, les fédérations européennes, par la voix de leurs représentants, ont exprimé de vives réserves face à ce projet. Elles dénoncent notamment un manque de consultation préalable et une opacité sur les intentions réelles de la Fifa. Certaines d’entre elles n’excluent pas de prendre des mesures de rétorsion, allant jusqu’à évoquer un boycott des compétitions concernées. Cette opposition frontale pourrait compliquer la mise en œuvre du projet, d’autant plus que la Fifa devra obtenir l’aval de son congrès pour valider la création de la FFE.
### Les prochaines étapes pourraient déterminer l’avenir du football
Les prochaines semaines s’annoncent décisives pour l’avenir de ce projet. La Fifa devra en effet présenter un dossier détaillé à ses membres, probablement lors de son prochain congrès, afin d’obtenir leur approbation. Selon les informations disponibles, aucune date précise n’a été communiquée pour cette échéance, mais il est probable que les discussions s’intensifient dans les mois à venir. L’instance devra également répondre aux critiques formul