«Vade retro les prières de rues!»: ces anarchistes et autres «libres-penseurs» qui s’opposent à la venue du pape Léon XIV en France

## Une visite pontificale sous tension : les oppositions à la venue du pape Léon XIV en France Prévue du 25 au 28 septembre 2026, la visite du pape Léon XIV en
## Une visite pontificale sous tension : les oppositions à la venue du pape Léon XIV en France
Prévue du 25 au 28 septembre 2026, la visite du pape Léon XIV en France suscite une controverse croissante, portée notamment par des associations de libres-penseurs et des organisations anarchistes qui contestent ouvertement la tenue de l'événement. Selon des informations rapportées par Le Figaro dans un article publié le 23 septembre 2026, plusieurs recours ont été formés par ces associations, qui déplorent les frais engagés, une atteinte à la laïcité et un manque de respect pour les victimes d'abus sexuels.
## Une contestation portée par des organisations militantes
La Fédération nationale de la Libre pensée (FNLP) figure parmi les opposants les plus virulents au déplacement du souverain pontife. Selon les propos cités par Le Figaro, cette organisation estime que la visite constitue rien de moins qu'« une violation du droit international ». Elle dénonce également ce qu'elle qualifie de « valets de service » et d'« agenouillistes convulsifs » qui refuseraient de reconnaître le caractère religieux et pastoral de l'événement, destiné selon elle à « glorifier et encenser le culte catholique ». La Fédération anarchiste, de son côté, dénonce une « dilapidation d'argent public » et une « idolâtrie bigote », dans des termes rapportés par le quotidien.
## La question du financement public au cœur des critiques
Le coût de la visite apparaît comme un point de crispation majeur. Selon la Fédération anarchiste, citée par Le Figaro, la venue du pape représenterait un « grand moment de dilapidation d'argent public ». Un militant identifié sous le prénom de Chris s'interroge publiquement sur le montant que coûtera ce qu'il qualifie de « Woodstock papiste ». Cette interrogation sur la charge financière supportée par l'État rejoint les préoccupations exprimées par plusieurs associations, qui estiment que les fonds publics ne devraient pas contribuer à un événement religieux.
## Une querelle juridique autour de la laïcité
Au-delà de la question financière, c'est un débat juridique sur le principe de laïcité qui s'installe. Les recours formés par les associations contestataires s'appuient sur une lecture stricte de la séparation entre les Églises et l'État. Cette contestation intervient dans un contexte où la définition même de la laïcité fait l'objet de débats récurrents dans l'espace public français. Les opposants estiment que l'accueil officiel d'un chef religieux par les autorités républicaines pourrait contrevenir aux principes fondateurs de la République.
## La question des victimes d'abus sexuels
Parmi les arguments avancés par les associations opposées à la visite figure également la question du respect dû aux victimes d'abus sexuels au sein de l'Église catholique. Selon Le Figaro, ces organisations déplorent un manque de considération pour les personnes ayant subi des violences. Ce point s'inscrit dans un contexte plus large de tensions entre l'institution catholique et une partie de la société civile, sur fond de scandales ayant ébranlé l'Église ces dernières décennies.
## Une tribune contre la loi sur la fin de vie
La visite pontificale s'accompagne par ailleurs d'une controverse liée à une tribune contre la loi sur la fin de vie, selon les éléments rapportés par Le Figaro. Ce sujet, particulièrement sensible en France, ajoute une dimension supplémentaire aux critiques adressées à l'événement. La concomitance entre le déplacement du pape et les débats législatifs en cours pourrait alimenter les tensions autour de la place de l'Église dans le débat public.
## Une mobilisation qui reste à mesurer
Si les oppositions s'expriment avec vigueur, l'ampleur réelle de la mobilisation contre la visite du pape Léon XIV demeure difficile à évaluer à ce stade. Les recours juridiques engagés par les associations pourraient toutefois peser sur les modalités d'organisation de l'événement. La période du 25 au 28 septembre 2026 s'annonce ainsi comme un moment de forte visibilité pour les partisans comme pour les opposants à cette visite, dans un pays où la question laïque reste un sujet de débat récurrent.