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Une villa de 700 m² cédée 150 000 euros par la ville de Dinard, un élu d’opposition saisit le préfet d’Ille-et-Vilaine pour contester la vente

Une · · Par Claire BERNARD

Une villa de 700 m² cédée 150 000 euros par la ville de Dinard, un élu d’opposition saisit le préfet d’Ille-et-Vilaine pour contester la vente

La cession d’un bien immobilier d’exception à un prix défiant toute concurrence suscite une vive controverse à Dinard. Un élu d’opposition a officiellement sais

La cession d’un bien immobilier d’exception à un prix défiant toute concurrence suscite une vive controverse à Dinard. Un élu d’opposition a officiellement saisi le préfet d’Ille-et-Vilaine pour faire examiner la légalité de la vente d’une villa de 700 m², cédée fin juillet à un promoteur rennais pour la somme de 150 000 euros, soit environ 214 euros le mètre carré, selon des informations rapportées par *Le Figaro*. ## Une transaction immobilière contestée sur la Côte d’Émeraude La ville de Dinard, station balnéaire réputée de la Côte d’Émeraude, se trouve au cœur d’une polémique naissante. L’imposant bâtiment, classé et situé dans un secteur prisé, a été vendu à un prix que certains jugent particulièrement avantageux pour l’acquéreur. D’après les éléments transmis par le quotidien national, l’élu d’opposition à l’origine du recours estime que les conditions de cette transaction pourraient ne pas respecter l’ensemble des procédures encadrant les cessions de patrimoine public. Le prix de 214 euros le mètre carré, pour une villa de cette superficie et de ce standing, semblerait en effet largement inférieur aux valeurs habituellement constatées sur le marché immobilier local, où les biens de caractère atteignent fréquemment des sommets. ## Une mobilisation politique qui s’étend au sein du conseil municipal Par ailleurs, ce n’est pas uniquement un élu isolé qui s’interroge. Selon les informations disponibles, un autre groupe politique de la municipalité s’apprêterait à emboîter le pas et à saisir également le représentant de l’État dans le département. Cette double démarche pourrait indiquer un mécontentement plus large au sein de l’assemblée locale, au-delà des clivages traditionnels. Les opposants à cette vente pointent notamment un manque présumé de transparence dans le processus de sélection de l’acheteur et dans la fixation du prix. Ils s’interrogent sur les critères ayant conduit à privilégier cette offre plutôt qu’une autre, d’autant plus que le caractère classé du bâtiment pourrait impliquer des contraintes spécifiques en matière de restauration et d’entretien, dont le coût potentiel n’aurait pas été suffisamment pris en compte dans l’évaluation. ## Un précédent qui interroge sur la gestion du patrimoine public Cette affaire relance, en toile de fond, la question de la gestion du patrimoine immobilier des collectivités territoriales. La vente de biens publics à des prix attractifs est parfois utilisée comme un levier pour attirer des investisseurs et dynamiser un territoire, mais elle comporte également des risques en termes de perte de valeur pour la collectivité et de contestation juridique. Les recours auprès du préfet, qui dispose d’un pouvoir de contrôle de légalité sur les actes des collectivités, pourraient aboutir à un réexamen complet du dossier. Si le représentant de l’État devait juger la délibération du conseil municipal entachée d’irrégularités, la vente pourrait potentiellement être annulée ou suspendue, ce qui plongerait le projet immobilier du promoteur rennais dans l’incertitude. L’issue de cette procédure administrative est désormais attendue avec attention par les acteurs locaux, alors que la ville de Dinard devra également gérer les répercussions de cette polémique sur son image et sur la confiance des administrés dans la gestion des affaires publiques.