Une rémunération qui ferait de lui l'homme le plus riche du Royaume-Uni: le fondateur de Revolut s'inspire d'Elon Musk pour négocier des émoluments XXL

Le fondateur de Revolut, Nik Storonsky, négocie actuellement un accord de rémunération inédit en Europe, directement inspiré du modèle adopté par Elon Musk chez
Le fondateur de Revolut, Nik Storonsky, négocie actuellement un accord de rémunération inédit en Europe, directement inspiré du modèle adopté par Elon Musk chez Tesla. Selon les informations du Financial Times relayées par BFM Business, ce dispositif pourrait propulser le dirigeant au rang d’homme le plus riche du Royaume-Uni si la valorisation de la fintech atteint certains paliers. Un scénario qui illustre l’ambition démesurée d’une entreprise déjà considérée comme la pépite européenne du secteur bancaire en ligne.
## Une participation indexée sur la valorisation de Revolut
Le mécanisme envisagé est simple dans son principe, mais spectaculaire dans ses implications. Actuellement, Nik Storonsky détient 29 % du capital de Revolut, une participation estimée à environ 33 milliards de dollars. Si la valorisation de l’entreprise devait franchir le cap des 200 milliards de dollars, sa part dans le capital grimperait à 40 %, soit l’équivalent de 80 milliards de dollars. Un tel seuil placerait le fondateur au sommet de la hiérarchie des fortunes britanniques, devant les héritiers historiques du pays.
Pour mémoire, Revolut est d’ores et déjà la start-up la plus valorisée d’Europe, avec une estimation de 115 milliards de dollars. La fintech, qui revendique 75 millions d’utilisateurs dans 40 pays, affiche par ailleurs une santé financière solide : un bénéfice avant impôt proche de 2,3 milliards de dollars, en hausse de 57 % sur un an. Ces chiffres confortent la position de négociation du dirigeant face à ses investisseurs.
## Un précédent américain, une première européenne
Ce type d’accord, conditionnant la rémunération à des objectifs de performance boursière ou de valorisation, est monnaie courante aux États-Unis. Elon Musk en a fait la démonstration chez Tesla, où son package salarial, validé par les actionnaires, repose sur des jalons de capitalisation extrêmement ambitieux. En Europe, en revanche, une telle structure reste rarissime. Si Nik Storonsky parvenait à faire adopter son plan, il serait à l’origine de l’accord du genre le plus lucratif jamais conclu sur le continent.
Le Financial Times précise que plusieurs paliers seraient fixés, dont un à 500 milliards de dollars de valorisation. Si Revolut atteignait ce niveau, la participation du fondateur augmenterait encore, dans des proportions qui n’ont pas été divulguées. Ces seuils, jugés ambitieux, reflètent la confiance du dirigeant dans la trajectoire de croissance de son entreprise, qui envisage par ailleurs une introduction en Bourse.
## Un pari sur l’avenir, entre opportunité et prise de risque
Cette négociation intervient dans un contexte où Revolut accélère son expansion, notamment aux États-Unis, marché considéré comme stratégique pour la suite de son développement. L’hypothèse d’une introduction en Bourse, évoquée par l’entreprise, pourrait constituer un accélérateur de valorisation décisif. Si les objectifs étaient atteints, Nik Storonsky deviendrait l’homme le plus riche du Royaume-Uni et intégrerait le top 25 mondial des fortunes, quelques longueurs derrière la famille Bettencourt.
Reste que ce dispositif comporte une part de risque pour le dirigeant. En liant sa rémunération à des objectifs de valorisation, il s’expose à une volatilité potentielle de sa fortune personnelle. Mais c’est aussi un signal fort envoyé aux marchés : celui d’un entrepreneur prêt à aligner ses intérêts sur la réussite à long terme de son entreprise. Un pari qui, s’il réussit, pourrait redéfinir les standards de rémunération des dirigeants en Europe.