Une recharge y coûte 8 fois moins cher qu'un plein de diesel: les Népalais se ruent vers les voitures électriques pour échapper à la flambée du carburant

Une recharge y coûte 8 fois moins cher qu'un plein de diesel : les Népalais se ruent vers les voitures électriques pour échapper à la flambée du carburant Dans
Une recharge y coûte 8 fois moins cher qu'un plein de diesel : les Népalais se ruent vers les voitures électriques pour échapper à la flambée du carburant
Dans un contexte de flambée des prix des carburants, les automobilistes népalais se tournent de plus en plus vers les voitures électriques. Selon les données du 3 mai 2026, le pays a connu une augmentation significative des importations de véhicules électriques, qui ont doublé en seulement deux ans. Ce changement radical est en grande partie attribué à la hausse des coûts des carburants, exacerbée par des conflits au Moyen-Orient et la crise énergétique qui en découle.
Depuis la fin de février 2026, les prix des produits pétroliers au Népal ont presque doublé, rendant l'utilisation des voitures thermiques particulièrement coûteuse pour de nombreux citoyens. Dans la capitale, Katmandou, Purushottam Adhikari, chauffeur de minibus électrique, souligne l'impact de cette situation : "Mon activité n'est pas touchée. Au contraire, de plus en plus de gens se tournent vers les véhicules électriques." En effet, avec un coût de recharge de seulement 8 dollars (environ 6,80 euros), pour une autonomie appréciable, les voitures électriques apparaissent comme une alternative attrayante tant sur le plan économique qu'écologique.
Surprenant, le Népal est désormais le deuxième pays au monde à adopter les véhicules électriques à un rythme aussi rapide. Entre 2024 et 2025, environ 13 500 voitures électriques ont été importées, un chiffre impressionnant comparé aux seules 7 unités importées il y a une décennie. Ce dynamisme est soutenu par les ressources hydroélectriques du pays, alimentées par les rivières de l'Himalaya, qui permettent une production énergétique abondante. Cette situation a également favorisé le développement d'un réseau de bornes de recharge, facilitant l'utilisation des véhicules électriques sur de longues distances.
L'essor des véhicules à propulsion électrique ne repose pas uniquement sur des raisons économiques ; il s'inscrit également dans une démarche vers la durabilité. Le gouvernement népalais joue un rôle actif dans cette transition, en soutenant le développement des infrastructures nécessaires. Les automobilistes bénéficient d'une réduction significative des coûts de transport, un avantage d'autant plus pertinent face à la crise énergétique actuelle.
Cependant, cette transition rencontre des défis. L'augmentation des bornes de recharge doit suivre le rythme de l'accroissement du nombre de véhicules électriques. De plus, l'instabilité mondiale liée aux conflits au Moyen-Orient continue d'influencer les marchés, rendant la situation économique du Népal plus fragile. Malgré cela, des témoignages comme celui de M. Adhikari montrent qu'il existe des opportunités même en période difficile.
En 2024, le gouvernement népalais a introduit des incitations fiscales pour les acheteurs de véhicules électriques, ce qui a renforcé cette tendance. Les consommateurs sont de plus en plus conscients des enjeux environnementaux et recherchent des alternatives durables. Ainsi, même en temps de crise, les voitures électriques se positionnent comme une solution viable pour échapper aux fluctuations du marché pétrolier.
Un véritable tournant s'annonce. Les Népalais, en quête d'économies, semblent trouver dans les véhicules électriques une réponse adaptée à leurs préoccupations économiques et environnementales. La montée en puissance de cette alternative pourrait bien transformer le paysage automobile du pays et offrir un nouveau souffle à l'économie népalaise, tout en réduisant la dépendance aux combustibles fossiles.