Une hausse des aides publiques aux constructeurs en échange d'une production localisée: LFI dévoile son pacte productif pour fabriquer des voitures électriques vendues "à partir de 10.000 euros"

## LFI mise sur un pacte productif à 4,5 milliards d'euros pour relancer la voiture électrique française Alors que le Mondial de l'automobile ouvre ses portes à
## LFI mise sur un pacte productif à 4,5 milliards d'euros pour relancer la voiture électrique française
Alors que le Mondial de l'automobile ouvre ses portes à Paris, La France insoumise a présenté mercredi son plan pour 2027 visant à relancer une production automobile nationale en difficulté face à la concurrence chinoise. Le parti de Jean-Luc Mélenchon propose une hausse significative des aides publiques aux constructeurs, en échange d'une production localisée sur le sol français. L'objectif affiché : permettre la fabrication de véhicules électriques vendus à partir de 10.000 euros.
## Un constat industriel préoccupant
Selon un rapport de la Cour des comptes daté d'avril 2026, seuls 180.000 véhicules 100% électriques sont sortis des usines françaises en 2024, sur une production totale de 1,4 million d'unités. Ce chiffre illustre le retard pris par l'industrie automobile hexagonale face à la Chine, largement en avance sur le segment électrique. LFI ambitionne de porter la production nationale à 2 millions de véhicules électriques d'ici 2032, un objectif proche de celui du plan gouvernemental France 2030. Pour y parvenir, le parti entend revenir au niveau de production d'avant-Covid, dans un contexte européen jugé « hautement dégradé ».
## Un pacte productif entre l'État et les constructeurs
Le document publié mercredi décrit un « pacte productif » entre l'État actionnaire et les constructeurs automobiles. Ce dispositif reposerait sur une augmentation des aides publiques : 1,4 milliard d'euros apportés par l'État, auxquels s'ajouteraient 3,1 milliards d'euros provenant d'un « pôle public bancaire » et d'autres « acteurs » non précisés, selon le mouvement de gauche radicale. Au total, près de 4,5 milliards d'euros seraient mobilisés pour soutenir la montée en charge de la production électrique.
## Des contreparties exigées
En échange de ces financements, LFI conditionne son soutien à plusieurs engagements fermes des constructeurs. Ces derniers devraient localiser en France et en Europe non seulement la production, mais aussi la recherche et développement. Le parti exige également des « transferts effectifs de technologies et de savoir-faire », un point central pour garantir que l'argent public bénéficie durablement au tissu industriel national. Ce nouvel environnement réglementaire viserait à encadrer ces contreparties, sans que le détail des mécanismes de contrôle n'ait été précisé.
## Un enjeu politique et industriel
Cette proposition intervient dans un contexte où l'électrification du parc automobile français reste un défi majeur, tant sur le plan technologique que budgétaire. Le coût des véhicules électriques demeure un frein à l'adoption, et la promesse d'un modèle à 10.000 euros vise directement les ménages modestes. Reste à savoir si les constructeurs accepteront ces conditions, alors que la pression concurrentielle chinoise s'intensifie. Le débat sur le rôle de l'État dans la stratégie industrielle devrait animer la campagne présidentielle à venir.