« Une attaque totale contre la population » : en Iran, le régime des mollahs entrouvre Internet mais accentue la répression

# « Une attaque totale contre la population » : en Iran, le régime des mollahs entrouvre Internet mais accentue la répression Téhéran a autorisé, le 26 mai 2026
# « Une attaque totale contre la population » : en Iran, le régime des mollahs entrouvre Internet mais accentue la répression
Téhéran a autorisé, le 26 mai 2026, un accès très restreint à l'internet international après trois mois de coupure quasi totale, mais cette ouverture s'accompagne d'un durcissement de la répression contre les contestataires. Selon un récit de Delphine Minoui pour *Le Figaro*, publié le 2 juin 2026, cette décision du président iranien Massoud Pezeshkian intervient alors que les projecteurs diplomatiques sont braqués sur les négociations avec Washington.
## Une réouverture sous haute surveillance
Mardi 26 mai, un torrent de mots, de photos et de vidéos a de nouveau déferlé sur les réseaux sociaux en Iran. Coupés du monde depuis le début de la guerre, le 28 février, les Iraniens ont retrouvé un semblant d'accès à l'internet international. « *Petit à petit, on se reconnecte au réseau et on s'envoie des messages. L'un retient ses larmes. L'autre fonce chez ses parents pour brancher son téléphone à l'internet* », a écrit la journaliste Elaheh Mohammadi sur sa page X, citée par *Le Figaro*. Cette journaliste a également salué la résistance du peuple iranien : « *L'un dit qu'il n'en a pas revenu d'avoir tenu tout ce temps. Un autre dit chapeau à vous tous, chapeau au peuple iranien* ».
Toutefois, cette réouverture ne signifie pas un retour à la normale. Selon des informations rapportées par le quotidien français, l'accès est extrêmement limité et soumis à une surveillance renforcée. Le régime des mollahs semble vouloir contrôler strictement ce que les citoyens peuvent consulter, tout en maintenant une pression constante sur les opposants.
## Une répression qui s'intensifie
Parallèlement à cette ouverture partielle d'Internet, Téhéran durcit son emprise et ses sévices sur les contestataires du pouvoir. D'après *Le Figaro*, cette double stratégie — entrouverture du web et répression accrue — pourrait viser à apaiser les tensions tout en dissuadant toute velléité de protestation organisée. Les autorités iraniennes semblent craindre que la connexion internet ne serve de vecteur à une mobilisation similaire à celle observée lors des précédentes vagues de contestation.
La journaliste Elaheh Mohammadi, dont les propos sont rapportés par le média français, évoque une « *attaque totale contre la population* », soulignant ainsi la violence de la répression qui accompagne cette réouverture. Les activistes et les opposants au régime continueraient d'être la cible de mesures répressives, malgré le geste apparent d'ouverture.
## Un contexte diplomatique tendu
Cette décision intervient dans un contexte géopolitique particulièrement complexe. Alors que les projecteurs sont braqués sur les négociations avec Washington, Téhéran semble vouloir donner des gages d'ouverture tout en maintenant un contrôle strict de la population. Le président Massoud Pezeshkian, qui a ordonné le rétablissement partiel des communications virtuelles, chercherait à équilibrer les pressions internes et externes.
Cependant, selon les observateurs cités par *Le Figaro*, cette stratégie pourrait se révéler risquée. En offrant un accès limité à Internet tout en renforçant la répression, le régime iranien prendrait le risque d'exacerber les frustrations plutôt que de les apaiser. La population, qui a subi trois mois de coupure totale, pourrait percevoir cette ouverture comme une concession insuffisante face à la dureté des mesures répressives.
## Des implications à long terme
Cette situation soulève des questions sur la capacité du régime iranien à maintenir son emprise tout en s'ouvrant partiellement au monde. Les précédentes vagues de contestation en Iran ont montré que l'accès à Internet et aux réseaux sociaux pouvait jouer un rôle crucial dans la mobilisation des opposants. En entrouvrant le web tout en accentuant la répression, Téhéran semble chercher un équilibre précaire entre contrôle et ouverture.
Les prochains jours pourraient être décisifs pour déterminer si cette stratégie permettra au régime de stabiliser la situation ou si elle conduira à de nouvelles tensions. Les regards restent tournés vers Téhéran, où la population, après trois mois de silence numérique, tente de retrouver une voix dans un espace virtuel désormais sous haute surveillance.