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Une armée d’explorateurs guidée par l’intelligence artificielle: au Congo, cette entreprise américaine soutenue par Bill Gates et Jeff Bezos se lance dans la quête du lithium face aux géants miniers chinois

Economie · · Par Julie MOREAU

Une armée d’explorateurs guidée par l’intelligence artificielle: au Congo, cette entreprise américaine soutenue par Bill Gates et Jeff Bezos se lance dans la quête du lithium face aux géants miniers chinois

## Une armée d'explorateurs guidée par l'IA : KoBold Metals se lance dans la quête du lithium en RDC La République démocratique du Congo (RDC) devient le théâtr

## Une armée d'explorateurs guidée par l'IA : KoBold Metals se lance dans la quête du lithium en RDC La République démocratique du Congo (RDC) devient le théâtre d'une nouvelle ruée vers les minerais critiques. KoBold Metals, jeune entreprise américaine fondée en 2018 et soutenue par Bill Gates et Jeff Bezos, y déploie des équipes d'exploration guidées par l'intelligence artificielle, dans l'espoir de découvrir des gisements de lithium. Une offensive qui s'inscrit dans une stratégie américaine plus large visant à réduire la dépendance aux géants miniers chinois. ## Une exploration pilotée par algorithme Selon les informations rapportées par BFM Business, les géologues de KoBold s'enfoncent dans la brousse congolaise équipés de GPS haute précision et de tablettes connectées à une intelligence artificielle. Celle-ci tourne en temps réel sur des serveurs situés en Californie et génère une carte interactive indiquant les zones les plus prometteuses. Cette approche technologique tranche avec les méthodes traditionnelles d'exploration minière, souvent longues et coûteuses. L'entreprise espère ainsi accélérer la détection de gisements enfouis sous un territoire de plus de 2,3 millions de kilomètres carrés, encore largement inexploité. ## Quatorze permis obtenus depuis 2025 KoBold Metals a obtenu quatorze permis d'exploration en RDC depuis 2025, selon la même source. La société n'en est toutefois encore qu'au stade des recherches. « Nous avons des résultats très encourageants », a déclaré à l'AFP Benjamin Katabuka, directeur général de KoBold en RDC, sans dévoiler davantage de détails. L'entreprise ambitionne d'entrer en production « d'ici à quelques années », une échéance qui reste imprécise à ce stade. Le lithium, composant essentiel des batteries de voitures électriques, suscite un intérêt mondial croissant : l'Agence internationale de l'énergie projette un doublement de la demande mondiale d'ici 2030. ## Un bras de fer avec la Chine L'arrivée de KoBold en RDC s'inscrit dans un contexte de rivalité économique entre Washington et Pékin. La Chine a massivement investi dans le pays depuis les années 2000 et contrôle, selon BFM Business, 70 à 80 % du marché congolais du cuivre et du cobalt. La RDC est respectivement le deuxième et le premier producteur mondial de ces deux minerais. En misant sur le lithium et sur l'intelligence artificielle, KoBold cherche à ouvrir un nouveau front dans cette compétition pour les ressources stratégiques. La stratégie américaine vise explicitement à sécuriser un approvisionnement en minerais critiques et à desserrer l'emprise chinoise sur le secteur. ## Un pari technologique et géopolitique Le modèle de KoBold repose sur une conviction : l'IA permettrait de réduire les risques et les coûts de l'exploration minière, en ciblant plus efficacement les zones à fort potentiel. Cette approche pourrait transformer les méthodes du secteur, où la phase d'exploration reste la plus incertaine et la plus capitalistique. Pour la RDC, l'enjeu est double : tirer davantage de revenus de ses sous-sols tout en diversifiant ses partenaires étrangers. Reste à savoir si les « résultats encourageants » évoqués par la direction se traduiront par des découvertes commercialement viables. La réponse dépendra autant de la géologie congolaise que de la capacité de KoBold à transformer son pari technologique en production effective.