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«Une agressivité accrue de la Russie avec un seuil de prise de risque abaissé» : Moscou repousse les limites de sa guerre hybride

Une · · Par Claire BERNARD

«Une agressivité accrue de la Russie avec un seuil de prise de risque abaissé» : Moscou repousse les limites de sa guerre hybride

## Moscou repousse les limites de sa guerre hybride, selon une analyse du Figaro La Russie et les Européens se rapprocheraient d'un « seuil » dont le franchisse

## Moscou repousse les limites de sa guerre hybride, selon une analyse du Figaro La Russie et les Européens se rapprocheraient d'un « seuil » dont le franchissement ferait basculer les relations entre Moscou et les capitales occidentales dans un monde incertain. C'est l'analyse que livre Nicolas Barotte dans les colonnes du Figaro, publiée le 16 septembre 2026, qui décrit une agressivité accrue de la Russie accompagnée d'un seuil de prise de risque abaissé. ## Une menace de moins en moins hybride Selon cette analyse, la Russie, ses services et leurs sous-traitants chargés de mener des opérations testeraient les Européens et leur résilience en cachant de moins en moins leurs intentions hostiles. Les incidents recensés sont divers et les auteurs parfois mal ou non identifiés, mais le canevas laisserait peu de doutes sur l'origine des opérations. « Les menaces hybrides auxquelles l'Europe est confrontée sont de moins en moins hybrides et il s'agit de moins en moins de menaces », a déclaré la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen mercredi lors de son discours sur l'état de l'Union, citée par le quotidien français. Cette déclaration marquerait un changement de ton notable dans la communication institutionnelle européenne. ## Cyberattaques, sabotages et incursions de drones La présidente de la Commission européenne a également souligné que « cyberattaques et sabotages, incendies criminels et incursions de drones » seraient « chaque jour plus nombreux ». Selon les informations rapportées par le Figaro, ces incidents s'inscriraient dans un canevas cohérent qui viserait à déstabiliser les soutiens de l'Ukraine. La multiplication de ces actes, dont la nature exacte reste parfois difficile à établir avec certitude, semblerait traduire une stratégie assumée de pression sur les pays européens. D'après des sources citées par le quotidien, cette évolution s'accompagnerait d'un abaissement du seuil de prise de risque côté russe, ce qui pourrait accroître le risque d'escalade involontaire. ## Des réponses européennes encore en réflexion Face à cette situation, les Européens réfléchiraient à leurs réponses, selon l'analyse du Figaro. Trois axes seraient notamment envisagés : un soutien accru à l'Ukraine, des sanctions économiques supplémentaires et un renforcement de la lutte contre les opérations de déstabilisation. Toutefois, la coordination de ces réponses à l'échelle du continent demeurerait un défi, tant les sensibilités nationales divergent sur le degré d'exposition au risque. Par ailleurs, l'identification des auteurs d'incidents reste un exercice délicat, ce qui compliquerait l'attribution formelle et, par conséquent, la riposte. ## Un basculement incertain Le rapprochement vers ce « seuil » évoqué par l'analyse soulève la question de la résilience des sociétés européennes face à des menaces qui ne relèvent plus pleinement du registre hybride. Si les incidents devaient se poursuivre à ce rythme, la frontière entre temps de paix et temps de crise pourrait devenir de plus en plus ténue. La nature des réponses européennes, encore en cours de définition, déterminera en partie l'évolution de cette confrontation dont l'issue reste, à ce stade, ouverte.