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Un tiers des produits agricoles des colonies israéliennes illégales seraient exportés au Pays-Bas: le pays dit "stop" et va interdire ces importations en septembre

Economie · · Par Julie MOREAU

Un tiers des produits agricoles des colonies israéliennes illégales seraient exportés au Pays-Bas: le pays dit

# Les Pays-Bas interdisent les importations agricoles des colonies israéliennes illégales à partir de septembre Les Pays-Bas ont annoncé mardi l'interdiction, à

# Les Pays-Bas interdisent les importations agricoles des colonies israéliennes illégales à partir de septembre Les Pays-Bas ont annoncé mardi l'interdiction, à compter du 22 septembre, de l'importation, de l'achat et de la vente de marchandises provenant des colonies israéliennes illégales situées dans les territoires palestiniens occupés. Cette décision, officialisée par le ministère néerlandais des Affaires étrangères, marque un tournant dans la politique commerciale du royaume vis-à-vis d'Israël, alors que les Pays-Bas représenteraient à eux seuls un tiers des exportations agricoles de ces colonies selon une ONG juridique. ## Une décision fondée sur le droit international ### Le cadre juridique de l'occupation israélienne Israël occupe la Cisjordanie depuis 1967. Plus de 500.000 colons israéliens vivent dans ce territoire, à l'exclusion de Jérusalem-Est, aux côtés d'environ trois millions de Palestiniens. Toutes les colonies israéliennes sont considérées comme illégales au regard du droit international, une position constante des Nations unies et de la communauté internationale. Le gouvernement néerlandais justifie sa mesure par son "obligation juridique internationale de ne pas contribuer à cette situation illégale", selon les termes du communiqué du ministère des Affaires étrangères. L'interdiction vise à empêcher tout contournement des sanctions, en bloquant non seulement l'importation directe mais aussi les transactions intermédiaires. ### Le poids des Pays-Bas dans les exportations des colonies D'après un rapport de 413 pages publié en juin par l'organisation non-gouvernementale juridique Global Echo, qui mène des actions en justice au nom des Palestiniens, les Pays-Bas représenteraient à eux seuls un tiers de l'ensemble des exportations recensées de produits agricoles cultivés dans les colonies israéliennes illégales, et près de la moitié des exportations vers l'Union Européenne. Le gouvernement néerlandais n'a de son côté pas communiqué de chiffres officiels pour confirmer ou infirmer ces données. ## Un mouvement européen encore fragile ### Des précédents nationaux L'Irlande, la Belgique et l'Espagne ont déjà imposé leurs propres restrictions commerciales visant les produits des colonies israéliennes. Ces mesures, bien que similaires dans leur principe, varient dans leur portée et leur calendrier d'application. La décision néerlandaise s'inscrit dans cette dynamique nationale, chaque État membre agissant sur la base de sa propre interprétation du droit international. Plusieurs pays de l'UE se sont prononcés plus tôt ce mois-ci en faveur d'une interdiction des importations en provenance des colonies israéliennes en Cisjordanie, mais sans encore parvenir à un accord au niveau communautaire. Les divergences entre États membres sur la question israélo-palestinienne restent profondes, certains pays comme la Hongrie ou la République tchèque adoptant des positions plus favorables à Israël. ### Les implications économiques et diplomatiques L'impact économique de cette mesure pour les colonies israéliennes pourrait être significatif, les Pays-Bas constituant un débouché majeur pour leurs produits agricoles, notamment les dattes, les olives, les agrumes et les légumes. Les exportateurs israéliens devront désormais prouver l'origine exacte de leurs marchandises pour éviter les sanctions. Sur le plan diplomatique, cette décision néerlandaise risque de tendre les relations entre La Haye et Tel-Aviv. Israël considère ces colonies comme légitimes et conteste leur qualification d'illégales par le droit international. Le gouvernement israélien n'a pas encore officiellement réagi à cette annonce, mais des sources diplomatiques évoquent des discussions en cours. ## Conclusion et perspectives L'interdiction néerlandaise, effective le 22 septembre, constitue un signal fort envoyé à la communauté internationale et à l'Union européenne. Alors que les discussions au niveau européen peinent à aboutir, les initiatives nationales se multiplient, créant une mosaïque de réglementations commerciales. Reste à savoir si d'autres pays suivront cette voie et si l'UE parviendra à harmoniser sa position, ou si ces mesures unilatérales resteront l'exception plutôt que la règle.