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"Un superpétrolier a heurté une mine": l'Iran intensifie ses attaques dans le détroit d'Ormuz, alors que le baril de pétrole frôle à nouveau les 110 dollars

Economie · · Par Julie MOREAU

## Un superpétrolier touché par une mine dans le détroit d'Ormuz Les Gardiens de la Révolution iraniens ont annoncé, samedi 17 octobre, qu'un superpétrolier ava

## Un superpétrolier touché par une mine dans le détroit d'Ormuz Les Gardiens de la Révolution iraniens ont annoncé, samedi 17 octobre, qu'un superpétrolier avait pris feu dans le détroit d'Ormuz après avoir heurté une mine. Cet incident s'inscrit dans une recrudescence d'attaques contre des navires ces dernières semaines, qui pousse à nouveau les cours du pétrole brut vers des sommets, le baril frôlant les 110 dollars, selon BFM Business. ## Un navire de plus de deux millions de barils en feu Dans un communiqué relayé par la chaîne, les Gardiens de la Révolution affirment qu'« un superpétrolier en infraction transportant plus de deux millions de barils de pétrole brut, tentant de franchir illégalement le détroit d'Ormuz, a heurté une mine, provoquant une explosion et un violent incendie ». La force armée iranienne n'a toutefois pas précisé l'endroit exact où s'est produit l'incident. Elle ajoute que le navire aurait tenté de traverser le détroit « grâce au soutien de l'armée américaine », en « désactivant tous ses systèmes de localisation ». Une vidéo montrant un bâtiment en flammes en pleine nuit a également été diffusée par les Gardiens. Ces éléments proviennent exclusivement de la partie iranienne et n'ont pas été confirmés par une source indépendante à ce stade. ## Une multiplication des attaques depuis fin septembre Les assauts contre des navires se sont intensifiés depuis la fin du mois de septembre. Selon une analyse du Financial Times s'appuyant sur les chiffres de l'UKMTO, un service de la Royal Navy, au moins 24 navires ont été touchés au cours des deux semaines précédant le 11 octobre. L'Iran revendique le contrôle du détroit d'Ormuz, par lequel transitait, avant la guerre, un cinquième des hydrocarbures mondiaux, et prend régulièrement pour cible des bâtiments qui s'y aventurent sans son autorisation. Le détroit, bordé au nord par les côtes iraniennes et au sud par le sultanat d'Oman, ne mesure qu'une trentaine de kilomètres dans sa partie la plus étroite. ## Un contournement par les côtes omanaises Depuis le verrouillage du détroit par les forces iraniennes, de nombreux navires cherchent à le franchir sans autorisation de Téhéran, en longeant les côtes omanaises. L'Iran considère ces traversées comme des infractions et menace régulièrement de représailles. Cette situation crée un bras de fer permanent dans l'un des points de passage maritime les plus stratégiques de la planète, où la moindre escalade se répercute immédiatement sur les marchés de l'énergie. ## Le baril de nouveau proche des 110 dollars La poursuite des combats dans le Golfe contribue à tirer les cours des hydrocarbures vers le haut. Le pétrole retrouve ainsi ses niveaux élevés du mois de mai, le baril frôlant à nouveau les 110 dollars, d'après BFM Business. Pour les économies importatrices, cette tension constitue un risque inflationniste direct, alors que la sécurité des approvisionnements énergétiques reste suspendue à l'évolution de la situation dans le détroit d'Ormuz. La communauté internationale suit de près cette escalade, dont l'issue dépendra de la capacité des acteurs régionaux et des puissances maritimes à prévenir de nouveaux incidents dans une zone où chaque attaque pèse désormais sur le prix du brut.