Onyx Infos

Un risque d'arrêt à distance des réseaux électriques nationaux: l'UE ne subventionnera plus les onduleurs des systèmes photovoltaïques chinois, russes ou iraniens

Economie · · Par Julie MOREAU

Un risque d'arrêt à distance des réseaux électriques nationaux: l'UE ne subventionnera plus les onduleurs des systèmes photovoltaïques chinois, russes ou iraniens

Un risque d'arrêt à distance des réseaux électriques nationaux : l'UE ne subventionnera plus les onduleurs des systèmes photovoltaïques chinois, russes ou irani

Un risque d'arrêt à distance des réseaux électriques nationaux : l'UE ne subventionnera plus les onduleurs des systèmes photovoltaïques chinois, russes ou iraniens

Le 4 mai 2026, l'Union européenne a pris une décision marquante en annonçant la cessation des subventions pour les projets d'énergie renouvelable utilisant des technologies provenant de pays jugés à « risques élevés », notamment la Chine, la Russie et l'Iran. Cette mesure concerne principalement les onduleurs, des dispositifs cruciaux pour la conversion du courant continu en courant alternatif dans les systèmes photovoltaïques. En agissant ainsi, Bruxelles vise à protéger ses infrastructures critiques contre d'éventuelles menaces, en particulier celles liées aux cyberattaques.

La Commission européenne a soulevé des inquiétudes concernant la sécurité des réseaux électriques nationaux. Les onduleurs fournis par des entreprises comme Huawei ou Sungrow pourraient, selon les experts, provoquer des perturbations majeures dans le fonctionnement de ces réseaux. Siobhan McGarry, porte-parole de la Commission, a souligné qu’« un arrêt à distance des réseaux des États membres pourrait entraîner des coupures d'électricité à l'échelle nationale ». Cette déclaration met en lumière la nécessité de sécuriser le réseau électrique européen face à des menaces potentielles.

Pour répondre à ces préoccupations, la Commission a mis en place un embargo sur les subventions destinées aux nouvelles installations intégrant ces technologies à risque, mesure qui est entrée en vigueur début avril 2026. Toutefois, un délai transitoire a été instauré pour les projets déjà avancés, afin de ne pas pénaliser les investissements en cours. À long terme, l'Union envisage d'établir des réglementations plus strictes en matière de cybersécurité, avec l'objectif d'interdire totalement l'utilisation d'onduleurs provenant de fournisseurs jugés risqués.

Cette décision pourrait entraîner des conséquences significatives pour l'industrie des énergies renouvelables en Europe. Les entreprises qui avaient misé sur ces technologies pour réaliser des économies d'échelle devront rapidement réévaluer leurs stratégies. Les responsables de la Commission insistent sur le fait que cette initiative ne se limite pas à une question de sécurité, mais touche également à la souveraineté énergétique. L'objectif affiché est de garantir un approvisionnement électrique sûr et fiable pour l'ensemble des citoyens européens.

Dans un contexte où l'Union européenne cherche à renforcer son indépendance énergétique, cette mesure s'inscrit dans une dynamique plus large. Les tensions géopolitiques croissantes et les incertitudes économiques incitent à diversifier les sources d'approvisionnement en énergie. La dépendance vis-à-vis de technologies en provenance de pays considérés comme risqués pourrait compromettre cette ambition d'autonomie. Ainsi, l'UE se positionne fermement en faveur de l'innovation locale dans le domaine des énergies renouvelables.

Les prochaines étapes consisteront à définir les nouvelles réglementations sur la cybersécurité, qui devraient être présentées d'ici la fin de l'année. Les acteurs du marché devront s'adapter rapidement à ces évolutions pour rester compétitifs dans un secteur en pleine mutation. La mise en œuvre de ces nouvelles règles pourrait également favoriser l'émergence de fournisseurs européens, contribuant ainsi à renforcer la résilience des infrastructures énergétiques du continent.