Un futur concurrent de Disneyland et du Parc Astérix? Une société saoudienne pourrait investir un milliard d'euros pour construire un parc d'attractions Dragon Ball à l'ouest de Paris

## Un milliard d’euros pour un parc Dragon Ball dans le Val-d’Oise ? Le géant saoudien Qiddiya Investment Company pourrait investir plus d’un milliard d’euros d
## Un milliard d’euros pour un parc Dragon Ball dans le Val-d’Oise ?
Le géant saoudien Qiddiya Investment Company pourrait investir plus d’un milliard d’euros dans la construction d’un parc d’attractions dédié à l’univers du manga Dragon Ball, à Courdimanche, dans le Val-d’Oise. Selon des informations de Politico, confirmées par l’AFP auprès d’une source proche du dossier, les discussions avec les autorités françaises seraient « très bien avancées », sans qu’aucune annonce officielle n’ait encore été faite.
### Un site symbolique : l’ancien parc Mirapolis
Le projet viserait à réutiliser le site de l’ancien parc d’attractions Mirapolis, fermé depuis 1991, situé sur la commune de Courdimanche, au sein de l’agglomération de Cergy-Pontoise. Ce lieu, resté à l’abandon pendant plus de trois décennies, pourrait ainsi renaître sous une forme inédite : un parc thématique consacré à l’univers créé par Akira Toriyama, vendu à des millions d’exemplaires à travers le monde. Plusieurs réunions se seraient tenues depuis le mois d’avril entre l’Élysée, la région Île-de-France, les communes concernées, les agences d’attractivité française et francilienne, ainsi que le principal investisseur, Qiddiya Investment Company.
Cette société est une filiale du fonds souverain saoudien Public Investment Fund (PIF), dédiée au divertissement, au sport et à la culture. Selon Politico, le montant de l’investissement pourrait dépasser le milliard d’euros, et plusieurs ministres auraient participé aux discussions. Interrogé par l’AFP, l’Élysée n’a confirmé aucune information, tout comme la mairie de Courdimanche et l’agglomération de Cergy-Pontoise. Les préfectures du Val-d’Oise et d’Île-de-France n’ont pas répondu aux sollicitations de l’agence de presse.
### Un projet qui suscite des interrogations locales
Si le projet séduit par son ampleur, il soulève aussi des questions. Le député LFI du Val-d’Oise, Aurélien Taché, a demandé au préfet de région « une réelle concertation » avec les élus, les associations et les habitants du territoire. Maryeme Bouslam, conseillère municipale d’opposition à Courdimanche, déplore quant à elle « la méthode » employée, évoquant un manque de transparence autour d’un dossier qui pourrait transformer durablement le paysage local.
Le choix du Val-d’Oise n’est pas anodin : le département se situe à proximité immédiate de Paris, mais aussi de grands axes de transport. Un parc Dragon Ball pourrait ainsi capter une partie de la clientèle touristique internationale, tout en concurrençant directement les géants déjà implantés en Île-de-France, comme Disneyland Paris ou le Parc Astérix. Toutefois, aucun calendrier précis n’a été communiqué, et les contours du projet restent encore flous, notamment en ce qui concerne les capacités d’accueil, les infrastructures annexes ou les retombées économiques attendues pour le territoire.
### Un investissement stratégique pour l’Arabie saoudite
Pour l’Arabie saoudite, cet investissement s’inscrirait dans une stratégie plus large de diversification économique, portée par le fonds souverain PIF. Le royaume cherche à développer des actifs dans les secteurs du divertissement, du sport et de la culture, à la fois sur son territoire et à l’international. L’implantation d’un parc Dragon Ball en France représenterait une vitrine majeure pour le Royaume, tout en renforçant ses liens économiques avec Paris.
Reste à savoir si les autorités françaises valideront ce projet, et dans quelles conditions. La concertation locale, les questions environnementales et les exigences de transparence pourraient peser dans la balance. Pour l’heure, aucune date n’a été avancée pour une éventuelle annonce officielle. Le projet, s’il aboutit, marquerait toutefois un tournant dans le paysage des parcs d’attractions européens, en ajoutant une offre thématique originale, inspirée de la pop culture japonaise, portée par des capitaux saoudiens.