Onyx Infos

Un futur concurrent de Disneyland ou Astérix ? Un parc d’attractions dédié à Dragon Ball près de Paris pourrait être financé par l’Arabie saoudite

Une · · Par Claire BERNARD

Un futur concurrent de Disneyland ou Astérix ? Un parc d’attractions dédié à Dragon Ball près de Paris pourrait être financé par l’Arabie saoudite

Un géant de l'animation japonaise pourrait-il bientôt s'installer aux portes de la capitale française ? Selon des informations rapportées par Le Figaro, un méga

Un géant de l'animation japonaise pourrait-il bientôt s'installer aux portes de la capitale française ? Selon des informations rapportées par Le Figaro, un méga-projet de parc d'attractions dédié à Dragon Ball, financé par l'Arabie saoudite, mobiliserait actuellement les plus hautes autorités françaises. L'Élysée mènerait depuis plusieurs mois des discussions avec le royaume, et une officialisation pourrait intervenir fin août, à l'occasion de la visite du prince héritier Mohammed ben Salmane à Paris. ### Un site historique pour un projet hors norme D'après les informations relayées par le site Politico, citant des sources diplomatiques, gouvernementales et industrielles, le projet viserait à faire renaître le site de Mirapolis, situé à Courdimanche dans le Val-d'Oise et fermé depuis 1991. Ce parc, qui avait ouvert ses portes en 1987 avec une statue gigantesque de Gargantua à son entrée, avait connu un échec commercial retentissant, fermant après seulement quatre années d'exploitation. Le choix de ce site, aujourd'hui à l'abandon, présenterait l'avantage d'offrir un foncier déjà aménagé et situé à proximité immédiate de Paris, un atout considérable pour un tel investissement. Interrogé sur ces négociations, l'Élysée n'a pas fait de commentaire, laissant planer le doute sur la réalité des discussions. La rumeur, elle, galvanise les fans de la franchise créée par Akira Toriyama depuis plusieurs jours, nombreux à voir dans cette annonce une potentielle révolution pour le tourisme francilien. Le choix de la France plutôt que d'autres destinations européennes s'expliquerait par la position stratégique du pays, première destination touristique mondiale, et par la volonté affichée du gouvernement d'attirer les investissements étrangers dans le secteur des loisirs. ### Une concurrence redoutable pour les parcs existants L'arrivée de Son Goku et de ses compagnons en région parisienne représenterait, selon plusieurs observateurs, une excellente nouvelle pour l'attractivité touristique de la France, mais également une concurrence redoutable pour les parcs déjà implantés dans la région. Disneyland Paris, aujourd'hui première destination touristique d'Europe avec plus de 15 millions de visiteurs annuels, et le Parc Astérix, qui accueille environ 2,8 millions de visiteurs chaque année, pourraient en effet voir leur hégémonie contestée par ce nouvel entrant. Le marché français du divertissement semble toutefois disposer d'une capacité d'absorption suffisante pour accueillir un troisième acteur majeur. Les parcs à thème français ont enregistré des records de fréquentation ces dernières années, portés par une demande intérieure soutenue et un tourisme international en plein essor. Le succès rencontré par les adaptations cinématographiques et les séries dérivées de Dragon Ball, qui comptent des millions d'adeptes à travers le monde, laisse présager un potentiel commercial considérable pour un parc qui lui serait entièrement dédié. ### Un enjeu diplomatique et économique majeur Au-delà de l'aspect purement touristique, ce projet s'inscrirait dans le cadre plus large du rapprochement entre la France et l'Arabie saoudite, engagé depuis plusieurs années. Le royaume, qui cherche à diversifier son économie via son plan Vision 2030, a multiplié les investissements à l'étranger, notamment dans les secteurs du sport, de la culture et du divertissement. La visite annoncée du prince héritier à Paris fin août pourrait ainsi être l'occasion d'officialiser plusieurs accords économiques majeurs, dont celui-ci. Le précédent de Mirapolis, souvent cité comme l'exemple type de l'échec des grands parcs français, pourrait toutefois inciter à la prudence. Plusieurs projets similaires ont en effet connu des destins contrastés en France, entre succès durables et fermetures précoces. La réussite d'un tel projet dépendrait de nombreux facteurs, notamment de la capacité des promoteurs à proposer une offre différenciante et à attirer un public international, au-delà du seul marché français. Les mois à venir s'annoncent décisifs pour ce dossier, qui pourrait redessiner le paysage du divertissement en Île-de-France. Si les discussions aboutissent, ce parc dédié à Dragon Ball constituerait l'un des plus importants investissements étrangers dans le secteur des loisirs en France depuis l'ouverture de Disneyland Paris en 1992. Reste à savoir si le rêve des fans se concrétisera, et si le royaume saoudien transformera l'essai sur les terres de Gargantua.