Un chef présumé de la DZ Mafia, Mehdi Laribi, a été interpellé en Algérie

Un chef présumé de la DZ Mafia interpellé en Algérie : Mehdi Laribi sous contrôle judiciaire Mehdi Laribi, présenté comme l’un des fondateurs de l’organisation
Un chef présumé de la DZ Mafia interpellé en Algérie : Mehdi Laribi sous contrôle judiciaire
Mehdi Laribi, présenté comme l’un des fondateurs de l’organisation criminelle DZ Mafia, a été interpellé en Algérie fin juillet sur exécution d’un mandat d’arrêt français. Selon des informations rapportées par Le Figaro, confirmant une enquête de franceinfo, ce Franco-Algérien originaire de Marseille a été arrêté le 31 juillet et placé sous contrôle judiciaire, d’après une source judiciaire citée par l’AFP.
Une interpellation saluée par le ministère de la Justice
Cette opération a été saluée par le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, qui s’est exprimé sur le réseau social X. « Merci aux autorités algériennes pour cette avancée et cette coopération en lien avec le parquet national anti criminalité organisée (PNACO) et le parquet de Marseille », a-t-il notamment déclaré. Une reconnaissance officielle qui témoigne de l’importance de cette arrestation dans le cadre de la lutte contre la criminalité organisée transnationale.
Mehdi Laribi était en effet considéré comme une cible prioritaire de la justice française dans le domaine de la lutte contre la drogue et le trafic de stupéfiants. Son interpellation marquerait une étape significative dans les efforts conjoints des autorités françaises et algériennes pour démanteler les réseaux criminels opérant entre les deux rives de la Méditerranée.
L’enquête « Octopus » et le coup de filet de mars
Le mandat d’arrêt visant Mehdi Laribi s’inscrit dans le cadre de la vaste enquête baptisée « Octopus », conduite par la Juridiction inter-régionale spécialisée (Jirs) de Marseille. Selon les éléments rapportés, les investigations menées dans ce dossier auraient conduit à un important coup de filet dans le sud de la France en mars dernier. Cette opération d’envergure aurait impliqué plusieurs suspects liés à l’organisation criminelle, dont la présence est particulièrement implantée dans la cité phocéenne.
La DZ Mafia, dont le nom fait référence à l’Algérie (DZ étant le code international du pays), est considérée par les autorités comme l’une des organisations les plus influentes dans le trafic de stupéfiants sur le territoire français. Son ancrage à Marseille, où elle serait née, en ferait un acteur central du narcotrafic dans le sud de la France, avec des ramifications internationales.
Une coopération judiciaire franco-algérienne renforcée
L’arrestation de Mehdi Laribi illustrerait une dynamique de coopération accrue entre la France et l’Algérie en matière de justice pénale. Selon des sources proches du dossier, cette interpellation résulterait d’un travail conjoint entre les services d’enquête français et les autorités algériennes, qui auraient donné suite à la demande d’extradition formulée par Paris.
Cette affaire s’inscrit dans un contexte plus large de renforcement des dispositifs de lutte contre la criminalité organisée, alors que les pouvoirs publics français multiplient les initiatives pour endiguer le trafic de drogue, notamment dans les quartiers sensibles de Marseille. Le parquet national anti criminalité organisée (PNACO), créé pour coordonner ces efforts, jouerait un rôle central dans le suivi de ce type de dossiers.
Des implications potentielles pour le réseau
L’interpellation de l’un des présumés fondateurs de la DZ Mafia pourrait avoir des répercussions significatives sur l’organisation. Selon des analyses d’experts en criminologie, le démantèlement des têtes dirigeantes d’un réseau de cette ampleur pourrait fragiliser sa structure hiérarchique, même si des mécanismes de succession sont généralement prévus en interne.
Toutefois, les suites judiciaires de cette affaire restent à déterminer. Le placement sous contrôle judiciaire de Mehdi Laribi en Algérie soulève des questions quant aux modalités d’une éventuelle remise aux autorités françaises. Les procédures d’extradition entre les deux pays pourraient s’avérer complexes, même si les déclarations de Gérald Darmanin suggèrent une volonté partagée de faire aboutir ce dossier.
La suite de l’enquête « Octopus » pourrait également révéler de nouveaux éléments concernant l’étendue des activités de la DZ Mafia, tant sur le plan national qu’international. Les investigations se poursuivent, selon les informations disponibles, pour identifier d’éventuels complices et cartographier plus précisément les circuits financiers et logistiques de l’organisation.