Un avion d'Easyjet accroche l'aile d'un Airbus A320 d'Air Serbia sur le tarmac de l'aéroport Paris-Charles de Gaulle

## Un accrochage entre deux avions de ligne sur le tarmac de Roissy-Charles-de-Gaulle Un Airbus A320-232 de la compagnie Air Serbia, stationné sur l'aire de tra
## Un accrochage entre deux avions de ligne sur le tarmac de Roissy-Charles-de-Gaulle
Un Airbus A320-232 de la compagnie Air Serbia, stationné sur l'aire de trafic de l'aéroport Paris-Charles de Gaulle, a été endommagé par un appareil d'Easyjet qui effectuait une manœuvre sur le tarmac. L'aile de ce dernier a accroché l'extrémité de l'aile droite de l'avion serbe. L'incident, survenu le 2 octobre dernier selon BFM Business, n'a fait aucun blessé, mais il illustre une catégorie d'accidents qui, bien que rares, tend à se multiplier sur les plateformes aéroportuaires les plus fréquentées.
## Aucun blessé, mais deux heures d'attente à bord
Selon les éléments rapportés par BFM Business, l'accrochage s'est produit alors que l'appareil d'Air Serbia patientait, « correctement arrêté », dans l'attente de nouvelles instructions du contrôle aérien. L'aile de l'avion d'Easyjet, en cours de manœuvre sur l'aire de trafic, a heurté l'extrémité de l'aile droite de l'Airbus serbe. Aucune blessure n'a été signalée, a confirmé Air Serbia, qui précise que « tous les passagers et membres d'équipage sont en sécurité ». Les passagers du vol serbe ont toutefois dû patienter deux heures à bord avant de pouvoir débarquer, le temps que la situation soit sécurisée et que les procédures d'usage soient enclenchées.
## L'appareil retiré du service pour un examen technique
Endommagé, l'A320-232 d'Air Serbia a été retiré du service afin de mener un « examen technique détaillé », indique la compagnie. Air Serbia précise travailler avec les services compétents et les autres parties concernées. Une enquête a par ailleurs été ouverte afin d'établir la chronologie exacte des événements. La compagnie n'a pas fourni d'éléments contextuels supplémentaires sur les circonstances précises de la collision, notamment sur les communications entre les équipages et la tour de contrôle au moment des faits.
## Des incidents rares mais une tendance préoccupante
Si ce type d'accrochage au sol demeure statistiquement rare au regard du volume de mouvements quotidiens sur les grandes plateformes européennes, leur fréquence semble augmenter. BFM Business rappelle qu'un accident marquant s'est produit en mars dernier à l'aéroport LaGuardia de New York, où un avion est entré en collision avec un véhicule anti-incendie, causant la mort de deux personnes. Ces événements posent la question de la densité du trafic sur les aires de manœuvre et de la coordination entre les équipages, les services de piste et les contrôleurs aériens. Roissy-Charles-de-Gaulle, premier aéroport français et l'un des plus fréquentés d'Europe, concentre des dizaines de milliers de mouvements d'appareils chaque année, ce qui accroît mécaniquement l'exposition au risque d'incident au sol.
## Un enjeu de sécurité et de ponctualité
Au-delà des dégâts matériels, ces accrochages ont des conséquences opérationnelles immédiates : immobilisation d'un appareil, retards en cascade, réorganisation des rotations et coûts de réparation. Pour les compagnies, la disponibilité de la flotte est un enjeu économique direct, chaque A320 immobilisé représentant des pertes de recettes et des perturbations pour les passagers. L'enquête ouverte devra déterminer les responsabilités et, le cas échéant, identifier d'éventuelles défaillances dans les procédures de circulation au sol. Le dossier reste suivi de près par les autorités aéroportuaires et les compagnies concernées, qui n'ont pas communiqué d'échéance sur les conclusions de l'examen technique.