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Un agent opérant le prompteur de Trump suspendu pour avoir parié de l’argent sur les discours du président américain

Une · · Par Claire BERNARD

Un agent opérant le prompteur de Trump suspendu pour avoir parié de l’argent sur les discours du président américain

# Un agent chargé du prompteur de Donald Trump suspendu pour avoir parié sur les discours présidentiels La Maison-Blanche a annoncé jeudi 16 juillet la suspensi

# Un agent chargé du prompteur de Donald Trump suspendu pour avoir parié sur les discours présidentiels La Maison-Blanche a annoncé jeudi 16 juillet la suspension d'un agent technique opérant le prompteur du président Donald Trump, suspecté d'avoir parié des dizaines de milliers de dollars sur le contenu des discours présidentiels qu'il connaissait à l'avance. Selon des informations rapportées par Le Figaro et l'AFP, cet employé aurait utilisé sa position privilégiée pour tirer profit de paris sur des plateformes de prédiction en ligne. ## Une suspension sans solde confirmée par la porte-parole Karoline Leavitt, porte-parole de l'exécutif américain, a déclaré lors d'un point presse que cet agent avait été suspendu « sans solde ». Elle a ajouté que Donald Trump trouvait la situation « vraiment regrettable et, honnêtement, une honte ». La réaction présidentielle, rapportée par la porte-parole, témoigne de la gravité perçue de cette affaire au sein de l'administration américaine. Le technicien en question, qui travaillait déjà pour Donald Trump lors de son premier mandat, aurait utilisé la plateforme de prédiction Kalshi. Celle-ci permet notamment aux internautes de parier sur la possibilité qu'une phrase ou un mot spécifiques soient prononcés lors des discours officiels. Une pratique qui, dans ce cas précis, soulève des questions éthiques et juridiques majeures. ## Des gains estimés à plus de 100 000 dollars Le média américain ABC News avait rapporté un peu plus tôt que cet agent aurait gagné plus de 100 000 dollars grâce à ses paris. Un montant considérable qui suggère une pratique régulière et organisée plutôt qu'un acte isolé. La plateforme Kalshi, qui fonctionne comme un marché de prédiction, permet aux utilisateurs de spéculer sur des événements politiques, économiques ou culturels. « Notre équipe de surveillance a rapidement signalé ces transactions et les a transmises à la CFTC », a précisé Karoline Leavitt, faisant référence au régulateur financier américain. Cette déclaration indique que des mécanismes de contrôle internes auraient fonctionné, permettant de détecter des comportements anormaux dans les transactions financières de l'agent. ## Des implications juridiques potentielles Cette affaire soulève plusieurs questions juridiques complexes. D'une part, l'accès privilégié à des informations sensibles – en l'occurrence le contenu exact des discours présidentiels avant leur prononcé – pourrait constituer un délit d'initié si les paris étaient considérés comme des instruments financiers. D'autre part, l'utilisation d'une plateforme comme Kalshi pour parier sur des événements politiques interroge sur la régulation de ces marchés de prédiction. La CFTC (Commodity Futures Trading Commission), régulateur des marchés à terme américains, pourrait être amenée à se prononcer sur la légalité de ces transactions. Selon des sources gouvernementales, l'enquête en cours déterminera si des poursuites pénales ou civiles sont envisageables. La Maison-Blanche n'a pas précisé si d'autres agents étaient impliqués ou si des mesures supplémentaires de surveillance allaient être mises en place. ## Une affaire qui pourrait renforcer les contrôles internes Cette suspension intervient dans un contexte où la sécurité et l'intégrité des processus décisionnels à la Maison-Blanche font l'objet d'une attention renforcée. Les agents techniques ayant accès aux équipements présidentiels, notamment le prompteur, bénéficient d'une confiance particulière qui pourrait désormais être assortie de contrôles plus stricts. L'affaire pourrait également avoir des répercussions sur le fonctionnement des plateformes de prédiction comme Kalshi, qui opèrent dans une zone grise réglementaire aux États-Unis. Alors que le Congrès américain s'interroge sur la nécessité de mieux encadrer ces marchés, ce cas concret pourrait servir d'argument à ceux qui réclament une régulation plus stricte des paris sur les événements politiques. La Maison-Blanche n'a pas communiqué de calendrier concernant la durée de la suspension ni les suites disciplinaires envisagées à l'encontre de l'agent concerné.