Ukraine, Turquie, Serbie et désormais Canada… Quels sont les liens de l’Union européenne avec ses voisins ?

## Une Europe à géométrie variable : le Canada, nouveau pari de Bruxelles Le 16 septembre 2026, au Parlement européen de Strasbourg, la présidente de la Commiss
## Une Europe à géométrie variable : le Canada, nouveau pari de Bruxelles
Le 16 septembre 2026, au Parlement européen de Strasbourg, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a proposé que le Canada devienne le premier « membre associé » de l'Union européenne. Une annonce formulée lors du discours annuel sur l'état de l'Union, en présence du premier ministre canadien Mark Carney, invité pour l'occasion. Selon des informations rapportées par Le Figaro, cette initiative vise à élargir la carte de l'Europe au-delà de ses frontières géographiques traditionnelles.
## Une proposition inédite dans les relations euro-canadiennes
« Nous voulons élever les relations avec le Canada au plus haut niveau possible », a déclaré Ursula von der Leyen, citée par Le Figaro, ajoutant vouloir œuvrer « à la possibilité pour le Canada de devenir le premier membre associé de l'UE ». Ce statut, encore inédit dans l'architecture institutionnelle européenne, pourrait permettre à Ottawa de bénéficier d'un cadre de coopération renforcé sans intégrer pleinement l'Union. D'après la même source, cette démarche s'inscrit dans une volonté plus large de Bruxelles de repenser ses liens avec ses partenaires, à l'heure où la notion même de voisinage européen tend à se diluer.
## Un élargissement déjà à plusieurs vitesses
Cette proposition intervient dans un contexte où l'Union européenne fonctionne déjà selon une géométrie très variable. Selon Le Figaro, plusieurs cercles concentriques structurent cet ensemble : les pays candidats à l'adhésion — parmi lesquels figurent l'Ukraine, la Turquie et la Serbie —, les membres de l'espace Schengen, ceux de la zone euro, et enfin les pays intégrés à l'Espace économique européen. Chaque cercle implique des niveaux d'intégration et d'obligations distincts, ce qui complexifie la lecture d'une Europe aux contours mouvants.
## Les candidatures en suspens
Parmi les dossiers sensibles figurent notamment les candidatures de l'Ukraine, de la Turquie et de la Serbie. Ces trois pays illustrent, à des degrés divers, les tensions inhérentes au processus d'adhésion. Le cas ukrainien, accéléré par le contexte géopolitique récent, demeure soumis à des conditions strictes. La candidature turque, ouverte depuis plusieurs décennies, semblerait quant à elle figée. Le dossier serbe, enfin, reste conditionné à des exigences politiques et diplomatiques régulièrement rappelées par Bruxelles.
## Le Canada, premier jalon d'une nouvelle doctrine ?
Si la proposition d'Ursula von der Leyen devait se concrétiser, elle marquerait un tournant dans la doctrine d'élargissement européenne. Elle ouvrirait la voie à un modèle où l'appartenance à l'UE ne serait plus strictement liée à la proximité géographique. Toutefois, ce statut de « membre associé » reste à définir juridiquement, et son acceptation par les États membres demeure incertaine. D'après Le Figaro, cette initiative pourrait également raviver les débats sur les frontières politiques de l'Europe, entre « Europe du Pacifique à l'Oural » et réalités institutionnelles.
La portée concrète de cette annonce dépendra des négociations à venir entre Bruxelles et Ottawa, ainsi que de la position des Vingt-Sept.