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«Tu n’as qu’un mot à dire et je m’en occupe» : l’assassinat de Stéphane R. ou les liaisons fatales d’une mère, sa fille et leur amant commun

Une · · Par Claire BERNARD

«Tu n’as qu’un mot à dire et je m’en occupe» : l’assassinat de Stéphane R. ou les liaisons fatales d’une mère, sa fille et leur amant commun

Le 29 juillet 2022, la quiétude d’un quartier résidentiel de Riom, dans le Puy-de-Dôme, a été brisée par la découverte du corps sans vie de Stéphane R., entrepr

Le 29 juillet 2022, la quiétude d’un quartier résidentiel de Riom, dans le Puy-de-Dôme, a été brisée par la découverte du corps sans vie de Stéphane R., entrepreneur de 47 ans. Selon des informations rapportées par Le Figaro, l’homme a été retrouvé massacré dans son pavillon de la rue des Saules, une scène de violence extrême qui a immédiatement soulevé des questions sur les circonstances du drame. Avant l’ouverture du procès aux assises, l’enquête menée par les autorités judiciaires met en lumière une machination familiale et amoureuse d’une complexité inédite, impliquant la compagne de la victime, sa fille et un amant commun. ## Une scène de crime d’une violence inouïe C’est un voisin, alerté par des hurlements, qui a donné l’alerte auprès des services de secours. Dans l’encadrement de la porte d’entrée, Sophie F., la compagne de Stéphane R., se tenait immobile, le visage enfoui dans ses mains, tandis que le corps de l’entrepreneur gisait dans une mare de sang. Selon les constatations rapportées par Le Figaro, une constellation d’éclats pourpres maculait les murs du couloir, laissant entrevoir la violence des coups portés, particulièrement sur le crâne. Le salon, ouvert par de larges baies vitrées sur la piscine du jardin, avait été laissé sens dessus dessous, les placards vidés, évoquant dans un premier temps la piste d’un crime crapuleux. Toutefois, les premières investigations ont rapidement orienté les enquêteurs vers une tout autre hypothèse, celle d’une rivalité sentimentale aux ramifications familiales. ## Une relation triangulaire au cœur de l’enquête D’après les éléments recueillis par la rédaction du Figaro, l’enquête aurait mis au jour une relation amoureuse complexe entre Stéphane R., sa compagne Sophie F. et un homme identifié comme leur amant commun. Cette configuration relationnelle, qui pourrait sembler anecdotique, se serait avérée être le terreau d’une escalade de tensions et de menaces. En effet, des messages et des témoignages recueillis durant l’instruction évoqueraient des propos particulièrement inquiétants, dont la phrase « Tu n’as qu’un mot à dire et je m’en occupe », qui serait devenue centrale dans la compréhension du passage à l’acte. Les enquêteurs s’interrogent désormais sur le rôle exact de chacun des protagonistes dans l’organisation présumée du meurtre, et sur l’existence d’une préméditation. ## Une machination familiale présumée Selon les informations rapportées par Esther Paolini et Ambre Lepoivre pour Le Figaro, l’instruction aurait progressivement révélé les contours d’une machination orchestrée au sein même du cercle familial. La fille de Sophie F. serait également impliquée dans ce dossier, les enquêteurs cherchant à déterminer la nature exacte de son implication. Les investigations auraient notamment porté sur les interactions entre la mère, la fille et l’amant commun, ainsi que sur les éventuels mobiles financiers ou passionnels ayant conduit à l’assassinat de l’entrepreneur. Les auditions des proches et les analyses des communications téléphoniques auraient permis de reconstituer une chronologie troublante des événements ayant précédé le drame, sans toutefois établir avec certitude la hiérarchie des responsabilités. ## Les enjeux du procès à venir Alors que l’affaire doit être jugée devant la cour d’assises, les débats s’annoncent particulièrement sensibles tant les relations entre les protagonistes sont imbriquées. La défense pourrait contester la préméditation, tandis que l’accusation s’attacherait à démontrer l’existence d’un plan concerté. Les expertises psychologiques et psychiatriques, dont les conclusions n’ont pas été divulguées, pourraient également jouer un rôle déterminant dans l’appréciation des responsabilités pénales de chacun. Cette affaire, qui mêle intimité, trahison et violence, illustre la complexité des enquêtes criminelles lorsque les liens affectifs se transforment en terrain de conflit. Le verdict, attendu par les familles des parties civiles, permettra de déterminer si la thèse de la machination familiale sera retenue par les magistrats.