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Trump dément avoir proposé à l’Iran une levée des sanctions ou un dégel de fonds

Une · · Par Claire BERNARD

Trump dément avoir proposé à l’Iran une levée des sanctions ou un dégel de fonds

Washington — Le président américain Donald Trump a catégoriquement démenti, lundi 28 septembre 2026, avoir proposé à l'Iran une levée des sanctions ou un dégel

Washington — Le président américain Donald Trump a catégoriquement démenti, lundi 28 septembre 2026, avoir proposé à l'Iran une levée des sanctions ou un dégel de fonds, en réponse à des informations publiées par le média américain Axios. Cette mise au point intervient alors que les discussions entre Washington et Téhéran, relancées en marge de l'Assemblée générale de l'ONU, demeurent marquées par une incertitude persistante sur leur issue. ## Un démenti publié sur Truth Social Selon les informations rapportées par Le Figaro, citant l'Agence France-Presse, le locataire de la Maison-Blanche a réagi directement sur son réseau social Truth Social pour rejeter en bloc les révélations du média Axios. « Axios vient de sortir un article disant que "Trump" avait offert des levées de sanctions et des dégels de fonds à l'Iran. Ce n'est pas vrai. Je ne leur ai RIEN offert ! », a-t-il écrit, en lettres capitales, dans un message publié lundi. Le média Axios avait évoqué, dans une publication antérieure, la possibilité de concessions américaines en échange de propositions concrètes de Téhéran sur son programme nucléaire. Cette version des faits, si elle avait été confirmée, aurait constitué un infléchissement notable de la position américaine à l'égard de la République islamique, dans un contexte de tensions durables entre les deux pays. ## Des négociations au devenir incertain D'après Le Figaro, les discussions entre Américains et Iraniens ont repris la semaine dernière, en marge de l'Assemblée générale des Nations unies à New York. Toutefois, leur devenir reste, selon la même source, « très incertain ». Cette incertitude est d'autant plus marquée que l'agence de presse gouvernementale iranienne Irna a affirmé, lundi, qu'aucune nouvelle discussion n'était prévue entre les deux parties. Le président américain a néanmoins laissé entendre, dimanche, que les échanges pourraient reprendre rapidement. Cette déclaration contraste avec le démenti formulé le lendemain, ce qui pourrait traduire une volonté de maintenir une pression diplomatique tout en se distanciant des fuites publiées dans la presse américaine. ## Un contexte de tensions persistantes La question du programme nucléaire iranien demeure un point de friction majeur entre Washington et Téhéran depuis plusieurs années. Les sanctions économiques imposées à l'Iran ont lourdement pesé sur son économie, notamment sur ses exportations pétrolières et son accès aux marchés financiers internationaux. Un dégel de fonds ou une levée de sanctions représenterait, dans ce cadre, un geste diplomatique significatif. Par ailleurs, Donald Trump a évoqué, selon Le Figaro, la possibilité d'une réouverture du détroit d'Ormuz, sans toutefois préciser les modalités d'une telle mesure. Ce détroit stratégique, par lequel transite une part importante du pétrole mondial, constitue un enjeu géopolitique de premier plan pour la région du Golfe. ## Une communication présidentielle sous tension Le démenti présidentiel illustre la sensibilité extrême des négociations en cours. En effet, toute évocation de concessions américaines à l'égard de Téhéran pourrait susciter des critiques tant sur la scène intérieure américaine qu'auprès des alliés régionaux des États-Unis, notamment Israël et les monarchies du Golfe. La publication d'informations non confirmées par le média Axios a donc conduit la Maison-Blanche à réagir rapidement pour clarifier sa position officielle. Cependant, ce démenti laisse en suspens plusieurs questions quant à la teneur réelle des échanges entre les deux capitales. La reprise annoncée des discussions, si elle se confirme, pourrait permettre d'éclaircir les intentions américaines et iraniennes. À l'inverse, l'absence de nouvelles discussions, comme l'a affirmé l'agence Irna, risquerait de prolonger une situation de statu quo diplomatique dont les implications, tant régionales qu'internationales, demeurent difficiles à évaluer à ce stade.