Trois ans après le 7 Octobre, à Gaza, les vivants et les morts restent prisonniers des ruines

Trois ans après les attaques du 7 octobre 2023, la bande de Gaza demeure plongée dans une situation humanitaire et urbaine que les observateurs internationaux p
Trois ans après les attaques du 7 octobre 2023, la bande de Gaza demeure plongée dans une situation humanitaire et urbaine que les observateurs internationaux peinent à qualifier. Selon le récit publié par Le Figaro le 7 octobre 2026, les familles gazaouies continuent de vivre sous des tentes ou dans des immeubles fragilisés, un an après l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu intervenu le 10 octobre 2025. Les restrictions israéliennes et l'impasse politique entre Israël et le Hamas maintiennent, d'après cette source, la reconstruction à l'arrêt.
## Un habitat de fortune installé dans les décombres
À Gaza Ville, au carrefour d'al-Saraya, le quotidien décrit par les correspondants Stanislas Poyet et Ferial Abdu illustre l'ampleur de la crise du logement. Samar Atallah, veuve de 47 ans, aurait trouvé refuge dans une maison bombardée dont une partie s'est effondrée. Selon le témoignage rapporté, les pierres tomberaient au moindre coup de vent, et la famille dormirait « avec la peur au ventre ». Entre les colonnes inclinées et les pans de murs subsistants, plusieurs foyers auraient dressé leurs tentes et aménagé une cuisine parmi les gravats. Cette configuration résidentielle, où la structure bâtie menace de céder, semblerait concerner un nombre important de familles gazaouies.
## Une reconstruction bloquée par des facteurs multiples
D'après les éléments rapportés par Le Figaro, la reconstruction resterait au point mort pour au moins deux raisons combinées. La première tiendrait aux restrictions israéliennes, qui limiteraient l'entrée de matériaux et d'équipements. La seconde relèverait de l'impasse entre Israël et le Hamas, dont l'absence d'accord durable empêcherait toute planification urbaine à grande échelle. En effet, sans cadre politique stabilisé, les acteurs humanitaires et les bailleurs internationaux pourraient difficilement engager des chantiers structurants. Cette situation prolongerait une crise du logement déjà documentée par plusieurs organisations présentes sur le terrain.
## Un bilan humain qui reste difficile à établir
Trois ans après le 7 octobre, la question du traitement des dépouilles et de l'identification des victimes demeurerait, selon la même source, un enjeu non résolu. Le titre de l'article évoque des « vivants et des morts » qui resteraient « prisonniers des ruines », suggérant que les conditions d'inhumation et de mémoire seraient elles aussi affectées par l'état des infrastructures. Ce point, traité de manière périphérique dans le récit, renverrait à des enjeux administratifs et sanitaires plus larges, notamment la gestion des cimetières et l'accès aux zones sinistrées.
## Une perspective incertaine
À l'échelle régionale, la situation décrite par Le Figaro s'inscrirait dans une séquence où le cessez-le-feu du 10 octobre 2025 n'aurait pas suffi à enclencher une normalisation. Les perspectives de reconstruction dépendraient étroitement de l'évolution des négociations entre les parties, ainsi que de la levée, même partielle, des restrictions à l'entrée des matériaux. À ce stade, aucune information ne permettrait d'anticiper une amélioration rapide des conditions de vie des familles concernées, dont le nombre reste, à ce jour, difficile à établir avec précision.