«Tout est parti en live» : Gabriel Attal estime que la dissolution a «contribué à quasiment flinguer l'économie française»

## La dissolution de 2024 aurait pesé sur l'économie française, selon Gabriel Attal L'ancien Premier ministre et candidat à l'élection présidentielle Gabriel At
## La dissolution de 2024 aurait pesé sur l'économie française, selon Gabriel Attal
L'ancien Premier ministre et candidat à l'élection présidentielle Gabriel Attal a estimé, mercredi 16 septembre, que la dissolution de l'Assemblée nationale décidée en juin 2024 avait « contribué à quasiment flinguer l'économie française ». Une déclaration formulée lors de son intervention au « French Digital Day », un événement consacré aux startups qui se tient à Paris, et rapportée par Le Figaro en collaboration avec l'AFP.
## Une instabilité politique aux conséquences économiques
Selon les propos relayés par Le Figaro, le candidat de Renaissance a établi un lien direct entre la décision de dissoudre l'Assemblée nationale, prise au soir des élections européennes du 9 juin 2024, et la dégradation des indicateurs économiques du pays. « Malheureusement, la dissolution a entraîné une grande instabilité politique et donc économique », a-t-il regretté, cité par le quotidien. Une formulation qui, sans nommer explicitement le chef de l'État Emmanuel Macron, vise clairement l'auteur de cette décision.
Le candidat à la présidentielle a appuyé son argumentation sur une comparaison chiffrée entre la période où il occupait Matignon et la situation actuelle. « Avant la dissolution, on arrivait à tutoyer les 2 % de croissance. Aujourd'hui, on est quasiment en croissance nulle », a-t-il souligné, toujours selon Le Figaro. Cette mise en regard vise à illustrer, d'après lui, l'effet mesurable de l'instabilité institutionnelle sur la performance économique nationale.
## Un contexte de fragmentation parlementaire inédite
La dissolution de juin 2024 a en effet ouvert une séquence politique inédite sous la Ve République, marquée par une Assemblée nationale fragmentée en trois blocs principaux — le Nouveau Front populaire, le camp présidentiel et le Rassemblement national — sans majorité absolue claire. Cette configuration a conduit à une succession de gouvernements fragiles et à des débats budgétaires particulièrement tendus, dans un contexte où la France fait l'objet d'une procédure européenne pour déficit excessif.
Les propos de Gabriel Attal s'inscrivent dans un contexte pré-campagne présidentielle où chaque candidat cherche à se positionner sur le terrain économique. En attribuant la dégradation des indicateurs à la dissolution, l'ancien chef du gouvernement se place à la fois en défenseur de son propre bilan et en critique implicite de la décision présidentielle, sans toutefois rompre ouvertement avec la majorité sortante.
## Un débat sur la responsabilité politique
Cette sortie intervient alors que le débat sur les causes du ralentissement économique français agite la classe politique. Si certains économistes pointent des facteurs externes — ralentissement de la zone euro, incertitudes géopolitiques —, d'autres soulignent l'impact des atermoiements budgétaires nationaux sur la confiance des investisseurs et des ménages. La question de la responsabilité politique dans la conjoncture économique actuelle demeure, à ce stade, un terrain d'affrontement électoral plutôt qu'un consensus établi par les données disponibles.