"Tout cela ne sert à rien": le très gros coup de gueule de Daniel Riolo contre le "misérabilisme" de la Coupe du monde à 48 équipes

# "Tout cela ne sert à rien": le très gros coup de gueule de Daniel Riolo contre le "misérabilisme" de la Coupe du monde à 48 équipes L'élargissement de la Coup
# "Tout cela ne sert à rien": le très gros coup de gueule de Daniel Riolo contre le "misérabilisme" de la Coupe du monde à 48 équipes
L'élargissement de la Coupe du monde à 48 équipes pour l'édition 2026 ne fait pas l'unanimité. Ce dimanche, dans l'After Foot sur RMC, l'éditorialiste Daniel Riolo a vidé son sac, dénonçant une compétition qu'il juge trop longue, trop faible sportivement, et baignant dans un "misérabilisme" qu'il ne supporte plus. Selon lui, les matchs de ce premier tour n'atteignent tout simplement pas le niveau attendu d'un Mondial.
## Une formule "indéfendable" selon l'éditorialiste de l'After
Pour Daniel Riolo, le constat est sans appel. "Plus on avance, plus je me dis que la formule à 48 est indéfendable", a-t-il lancé au micro de RMC Sport. Les groupes, selon lui, manquent cruellement de densité et de rivalités authentiques. Il cite en exemple des poules jugées trop faibles, comme celle réunissant la Nouvelle-Zélande, l'Iran, l'Égypte et la Belgique, ou encore celle composée de la Suisse, du Qatar, de la Bosnie-Herzégovine et du Canada. "On est à une Coupe du monde et c'est même pas un groupe de qualification normalement", a-t-il asséné, visiblement exaspéré par ce qu'il considère comme un nivellement par le bas.
L'éditorialiste estime que cette nouvelle formule, en ouvrant la porte à davantage de petites nations, dilue l'intérêt sportif. "Les groupes sont faibles, cette formule ne donne pas de vraies adversités, de vraies rivalités", a-t-il poursuivi, regrettant que le public soit privé des chocs traditionnels qui font la légende de la compétition. Pour lui, la multiplication des équipes ne profite à personne, pas même aux nouveaux venus, qui subissent souvent des corrections.
## Un premier tour jugé interminable et sans intérêt
Le principal grief de Daniel Riolo concerne la durée de la phase de poules. "Trois semaines pour faire une phase de poules, c'est bon...", a-t-il soufflé, las. Il compare ce premier tour à un long tunnel avant d'atteindre enfin les matchs à élimination directe, seuls capables selon lui de susciter de l'émotion. "On a envie d'avancer dans le sérieux", a-t-il insisté, appelant de ses vœux un format plus resserré, où seules les meilleures équipes s'affronteraient dès le départ.
L'éditorialiste de l'After ne mâche pas ses mots non plus sur la qualité des rencontres. "Un jour quand l'Espagne se casse la tête contre le mur du Cap-Vert, vous trouvez que ça accrédite la formule, mais quand l'Espagne met une branlée à l'Arabie saoudite, là ça ne marche plus...", a-t-il ironisé. Pour lui, ces matchs sont soit des surprises rares, soit des corrections sans intérêt, mais en aucun cas un spectacle digne d'un Mondial. "On n'a pas besoin de ces matchs-là", a-t-il conclu, catégorique.
## "Vous faites du misérabilisme": une charge contre les médias et le public
Au-delà de la critique sportive, Daniel Riolo s'en prend à ce qu'il perçoit comme une hypocrisie collective. "Je ne comprends pas que vous vous emballiez alors que vous savez très bien que toutes ces équipes-là ne vont rien faire. Vous faites du misérabilisme", a-t-il lancé, visant à la fois les médias et une partie du public. Selon lui, feindre de s'intéresser à ces matchs de faible niveau relève d'une forme de condescendance envers les petites nations, plutôt que d'un véritable engouement sportif.
"Ça ne vous intéresse pas, et vous mentez en disant que c'est le cas", a-t-il ajouté, dénonçant une bien-pensance qui, selon lui, dessert le football. Pour Riolo, la Coupe du monde doit rester un événement d'excellence, où seules les meilleures équipes du monde se rencontrent. "La phase finale de la Coupe du monde ça suffit", a-t-il martelé, plaidant implicitement pour un retour à un format plus restreint, garant d'une compétition de haut niveau du début à la fin.
## Un débat qui divise le monde du football
La sortie de Daniel Riolo intervient alors que l'édition 2026 de la Coupe du monde, organisée conjointement par les États-Unis, le Canada et le Mexique, suscite déjà de vives controverses. Si la FIFA défend cet élargissement comme une opportunité de développement pour le football mondial, les critiques, comme celle de Riolo, pointent du doigt la dilution de la qualité sportive. Le débat est loin d'être clos, et les prochains matchs de ce Mondial devraient alimenter les discussions, entre partisans d'une compétition plus inclusive et défenseurs d'un football d'élite.