Onyx Infos

Tous les candidats au poste de chef de l'ONU essuient un veto lors d'un vote indicatif au Conseil de sécurité

Monde · · Par Claire BERNARD

Tous les candidats au poste de chef de l'ONU essuient un veto lors d'un vote indicatif au Conseil de sécurité

## Un vote indicatif sans issue : les cinq permanents bloquent tous les prétendants Vendredi 16 octobre, à New York, le Conseil de sécurité des Nations unies a

## Un vote indicatif sans issue : les cinq permanents bloquent tous les prétendants Vendredi 16 octobre, à New York, le Conseil de sécurité des Nations unies a procédé à un vote indicatif destiné à évaluer les chances des sept candidats déclarés au poste de secrétaire général. Selon des informations rapportées par RFI et confirmées par des sources diplomatiques, aucun des postulants n'a échappé à l'opposition d'au moins l'un des cinq membres permanents, ouvrant de fait la voie à de nouvelles candidatures. ## Un mécanisme éprouvé, une configuration inédite Le vote indicatif constitue une étape classique du processus de désignation du chef de l'ONU. Chaque membre permanent — États-Unis, Russie, Chine, France et Royaume-Uni — dispose d'un droit de veto lui permettant de bloquer une candidature. Selon les règles en vigueur, un bulletin de couleur distincte permet aux cinq puissances de signaler leur opposition sans que le détail des votes soit rendu public. D'après les éléments rapportés par RFI, cette procédure aurait cette fois abouti à un résultat rare : la totalité des sept candidats se serait heurtée à au moins un veto. Cette configuration, si elle se confirme, retarderait sensiblement le calendrier de succession. Le poste de secrétaire général est actuellement occupé par António Guterres, dont le mandat arrive à échéance. En effet, la tradition veut que le successeur soit désigné bien avant la fin du mandat en cours, afin de garantir une transition fluide à la tête de l'organisation. ## Une équation diplomatique sous tension Plusieurs explications pourraient éclairer ce blocage. D'une part, la dispersion géographique des candidatures ne semble pas avoir permis de dégager un consensus, chaque région — Afrique, Asie, Amérique latine, Europe de l'Est — défendant ses propres prétentions. D'autre part, le contexte international, marqué par des tensions persistantes entre grandes puissances, rendrait les négociations d'autant plus délicates. Selon des sources diplomatiques citées par RFI, l'absence de candidat épargné par un veto ne constitue pas nécessairement un échec définitif. Elle pourrait au contraire inciter les capitales à présenter de nouveaux noms, jugés plus fédérateurs. Toutefois, ce scénario prolongerait une période d'incertitude déjà préjudiciable à la visibilité de l'organisation. ## Un processus à l'épreuve des rivalités Historiquement, le choix du secrétaire général a souvent donné lieu à des marchandages complexes entre les cinq permanents. La règle non écrite de la rotation continentale, l'exigence d'un profil acceptable par toutes les grandes puissances et la nécessité d'un soutien large au sein de l'Assemblée générale rendent chaque succession singulièrement ardue. Par ailleurs, la transparence accrue réclamée par une partie des États membres depuis une quinzaine d'années n'a pas fondamentalement modifié l'équilibre des forces au sein du Conseil. En l'état, aucune date n'a été annoncée pour un nouveau tour de scrutin. L'issue dépendra largement de la capacité des grandes puissances à identifier un profil consensuel, dans un environnement multilatéral où les clivages se sont accentués.