Tour Eiffel : le directeur annonce son départ après la mise à l’écart du personnel féminin lors de la visite d’un groupe hindou

## Tour Eiffel : le directeur de la SETE annonce son départ après la mise à l'écart de personnels féminins Selon les informations rapportées par Le Figaro le 29
## Tour Eiffel : le directeur de la SETE annonce son départ après la mise à l'écart de personnels féminins
Selon les informations rapportées par Le Figaro le 29 septembre 2026, Patrick Branco Ruivo, directeur de la Société d'exploitation de la tour Eiffel (SETE), a annoncé aux salariés son départ d'ici la fin de l'année. Cette décision intervient quinze jours après la révélation de conditions particulières réservées à un groupe hindou lors d'une visite, au cours de laquelle des personnels féminins auraient été écartés du parcours de la délégation.
## Une annonce devant les salariés
D'après le quotidien, c'est mardi 29 septembre que Patrick Branco Ruivo a informé le personnel de son intention de quitter ses fonctions avant la fin de l'année. Cette annonce, présentée comme un départ volontaire, survient dans un contexte particulièrement sensible pour l'établissement public. Le directeur de la SETE s'est exprimé directement devant les salariés pour tenter de clarifier sa position, dans un climat qui semblerait tendu au sein de la société d'exploitation.
## Des accusations et une défense partielle
Face aux équipes, Patrick Branco Ruivo a contesté avoir ordonné la moindre consigne discriminatoire. « À aucun moment je n'ai donné d'instruction visant à écarter ou remplacer des femmes sur le parcours de cette délégation », s'est-il défendu, selon des propos rapportés par Le Figaro. Toutefois, il a reconnu dans le même temps que « des femmes ont bien été mises à l'écart », une admission qui pourrait peser lourdement dans l'analyse des responsabilités. Cette contradiction apparente entre la dénégation d'instructions et la reconnaissance des faits interrogent sur la chaîne de décision au sein de l'exploitant du monument.
## Un contexte de crise pour l'exploitant
La SETE, qui assure l'exploitation de la tour Eiffel, se trouve ainsi confrontée à une crise de gouvernance d'autant plus délicate que l'image du monument — premier site payant au monde avec environ sept millions de visiteurs annuels avant la pandémie — est directement engagée. La mise à l'écart de personnels féminins pour accommoder les prescriptions d'un groupe religieux soulève des questions de fond sur les protocoles d'accueil applicables aux délégations étrangères, notamment lorsque des exigences culturelles ou cultuelles entrent en tension avec les principes d'égalité professionnelle.
## Des suites encore incertaines
Selon les éléments disponibles, aucune information n'a été communiquée à ce stade sur les modalités précises de ce départ ni sur l'identité du successeur potentiel à la tête de la SETE. Le Figaro indique que davantage d'informations devraient suivre dans les prochaines heures. Par ailleurs, il n'est pas exclu que cette affaire fasse l'objet d'investigations internes ou de saisines d'instances compétentes en matière de discrimination, ce que les parties concernées n'ont pas confirmé à ce jour. La trajectoire de gouvernance du monument pourrait, en effet, dépendre des conclusions qui seront tirées de cet épisode.