Togo: le parti d’opposition ANC dénonce la nouvelle détention du poète et activiste «Affectio»

Togo : L'ANC s'insurge contre l'arrestation du poète et activiste « Affectio » Le 24 avril 2026, le Togo a de nouveau été le théâtre d'une arrestation qui inqui
Togo : L'ANC s'insurge contre l'arrestation du poète et activiste « Affectio »
Le 24 avril 2026, le Togo a de nouveau été le théâtre d'une arrestation qui inquiète les défenseurs des droits humains. Honoré Sitsopé Sokpor, connu sous le nom de « Affectio », a été interpellé pour avoir pris des photographies sur un chantier public. Cette détention a immédiatement suscité une réaction ferme de l'Alliance nationale pour le changement (ANC), le parti d’opposition dont il est membre, qui y voit une atteinte flagrante à la liberté d'expression.
Jean-Pierre Fabre, le président de l'ANC, n'a pas caché son indignation face à cette situation qu'il juge absurde. « On ne peut pas garder une personne en détention pour le motif qu'elle a pris des photos sur un chantier public », a-t-il affirmé. Cette déclaration met en lumière le climat de répression qui règne au Togo, où les voix critiques sont souvent étouffées. Les défenseurs des droits humains voient dans ces arrestations une menace croissante à la liberté d'expression.
Depuis plusieurs années, la tension politique ne cesse d'augmenter au Togo. Les arrestations de figures d'opposition, comme Affectio, se multiplient, alimentant les craintes d'une dérive autoritaire. Les membres de l'ANC et d'autres organisations de la société civile s'inquiètent de cette tendance, qui semble viser à réduire au silence toute forme de dissidence.
Affectio n'est pas un cas isolé. D'autres activistes ont également été appréhendés dans des circonstances similaires, illustrant une stratégie plus vaste de contrôle social. Amnesty International et d'autres organisations internationales ont exprimé leur préoccupation quant à ces pratiques répressives. Les appels à la libération de Sokpor se font de plus en plus nombreux, mais la réaction du gouvernement reste incertaine.
Sur le plan international, le soutien pour Affectio se renforce. De nombreux diplomates et groupes de défense des droits humains ont exigé sa libération immédiate, dénonçant cette détention comme une violation inacceptable des droits fondamentaux. Les actions du Togo sont désormais sous le regard attentif de la communauté internationale, qui espère un assouplissement des conditions politiques.
Les conséquences de cette répression sont multiples. D'un côté, un climat de peur s'installe parmi la population, freinant l'expression publique. De l'autre, la résistance collective, portée par des partis comme l’ANC, s'intensifie, déterminée à revendiquer la liberté d'expression. Cependant, les autorités semblent peu disposées à engager un dialogue constructif sur ces questions.
Le 6 mai 2026, une manifestation est prévue à Lomé pour soutenir Affectio et exiger sa libération. Les organisateurs espèrent rassembler un large public pour dénoncer cette détention jugée arbitraire. Dans un contexte où les voix dissidentes sont souvent étouffées, cet événement pourrait constituer un tournant significatif dans la lutte pour les droits fondamentaux au Togo.