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Téhéran pose ses conditions à toute réouverture du détroit d'Ormuz

Une · · Par Claire BERNARD

Téhéran pose ses conditions à toute réouverture du détroit d'Ormuz

Téhéran pose ses conditions à toute réouverture du détroit d'Ormuz Alors que des discussions entre l'Iran et Oman semblaient progresser ces derniers jours conce

Téhéran pose ses conditions à toute réouverture du détroit d'Ormuz Alors que des discussions entre l'Iran et Oman semblaient progresser ces derniers jours concernant la future gestion du détroit d'Ormuz, un haut responsable iranien a douché les espoirs de réouverture de ce passage stratégique. Selon des informations rapportées par Le Figaro avec AFP, le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale, Mohammad Bagher Zolghadr, a posé samedi des conditions drastiques à remplir par les États-Unis avant tout déblocage de cette voie maritime essentielle. ### Des exigences iraniennes jugées drastiques D'après les déclarations de Mohammad Bagher Zolghadr, cité par les médias iraniens, « tant que les États-Unis ne changeront pas de comportement, le détroit d'Ormuz restera fermé ». Cette mise en garde intervient dans un contexte de guerre au Moyen-Orient, alors que le passage stratégique constitue un point de tension majeur entre Téhéran et Washington. Le haut responsable iranien a notamment énuméré une série de conditions préalables à toute négociation, dont l'exigence que les États-Unis « mettent fin définitivement à la guerre et à l'agression » contre l'Iran et ses alliés. Par ailleurs, Téhéran réclame la levée du blocus imposé à ses ports, condition sine qua non selon les autorités iraniennes pour envisager une quelconque réouverture du détroit. Ces exigences, rapportées par Le Figaro, contrastent avec les avancées annoncées ces derniers jours dans les discussions entre l'Iran et Oman, suggérant un possible écart entre les déclarations publiques et la réalité des négociations diplomatiques en cours. ### Un conflit déclenché par l'offensive américaine de février Le contexte de cette confrontation remonte au 28 février, date de l'offensive américaine qui a déclenché la guerre actuelle au Moyen-Orient. Selon les informations relayées par la presse internationale, l'Iran exige également la levée des sanctions américaines et la libération de ses avoirs gelés, des revendications récurrentes dans les contentieux opposant les deux pays depuis plusieurs années. Le responsable iranien a par ailleurs réclamé « l'indemnisation intégrale » des dommages causés par ce conflit, une demande qui pourrait constituer un point de blocage supplémentaire dans d'éventuelles négociations. Ces conditions drastiques interviennent dans un contexte où le détroit d'Ormuz représente un enjeu économique et géopolitique considérable. En effet, ce passage maritime assure le transit d'une part significative du pétrole mondial, et sa fermeture prolongée pourrait avoir des répercussions importantes sur les marchés énergétiques internationaux. Les déclarations du secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien semblent ainsi écarter toute perspective de résolution rapide du différend, malgré les efforts de médiation entrepris par certains pays de la région. ### Des négociations en demi-teinte Les propos de Mohammad Bagher Zolghadr tranchent avec les progrès annoncés ces derniers jours dans les discussions entre l'Iran et Oman concernant la future gestion du détroit. Cette contradiction apparente pourrait refléter des divergences internes au sein des instances décisionnelles iraniennes, ou une stratégie de négociation visant à renforcer la position de Téhéran avant d'éventuelles discussions officielles avec Washington. Les observateurs notent toutefois que les conditions posées par l'Iran paraissent difficilement acceptables pour les États-Unis, qui devraient non seulement lever les sanctions mais aussi reconnaître leur responsabilité dans le conflit. Alors que la situation demeure tendue dans la région, les prochaines semaines pourraient s'avérer décisives pour déterminer si ces positions publiques laissent place à une flexibilité diplomatique en coulisses. Les médiations régionales, notamment via Oman, pourraient toutefois permettre d'établir un canal de dialogue indirect entre les deux parties, à condition que les positions affichées ne constituent pas des lignes rouges définitives.