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Tanzanie: une ONG dénonce le rapatriement forcé de réfugiés burundais

Monde · · Par Claire BERNARD

Tanzanie: une ONG dénonce le rapatriement forcé de réfugiés burundais

TITRE : Tanzanie : une ONG alerte sur les rapatriements forcés de réfugiés burundais CATÉGORIE : Monde Le 30 avril 2026, la Tanzanie a pris une décision controv

TITRE : Tanzanie : une ONG alerte sur les rapatriements forcés de réfugiés burundais CATÉGORIE : Monde Le 30 avril 2026, la Tanzanie a pris une décision controversée en fermant le camp de réfugiés de Nduta, qui abritait près de 60 000 Burundais. Cette fermeture s'inscrit dans une politique nationale visant à rapatrier les Burundais ayant fui leur pays depuis 2017 en raison de la violence et des persécutions. Toutefois, cette démarche suscite des inquiétudes majeures, notamment de la part d'ONG comme le Réseau des défenseurs des droits humains au Burundi, qui dénoncent des expulsions jugées forcées et potentiellement mortelles pour les réfugiés. Les autorités tanzaniennes soutiennent que ces retours sont désormais sécurisés, mettant en avant des efforts de rapatriement volontaire intensifiés au cours des derniers mois. Cependant, cette affirmation est rapidement contestée par l'ONG SOS Torture Burundi, qui souligne que de nombreux réfugiés se voient contraints de rentrer dans leur pays sans aucune garantie de sécurité. "Nous ne pouvons pas accepter que des personnes soient renvoyées vers la mort", a déclaré un porte-parole de l’organisation, mettant en lumière la gravité de la situation. Les témoignages des réfugiés sont alarmants. Nombre d'entre eux rapportent avoir subi des menaces de la part des autorités tanzaniennes et de groupes locaux, les incitant à quitter le camp, souvent sous le regard indifférent des instances internationales. Ces récits témoignent d'une réalité inquiétante, alors que la communauté internationale semble rester silencieuse face à ces violations des droits humains. La fermeture du camp de Nduta représente ainsi un tournant significatif dans la gestion des réfugiés burundais en Tanzanie. La pression sur ces réfugiés est d’autant plus forte que la Tanzanie tente de projeter une image accueillante sur la scène internationale, tout en négligeant les droits fondamentaux des personnes concernées. Divers rapports d’organisations de défense des droits humains mettent en exergue des violations graves, telles que des expulsions sans préavis et un accès limité à l’aide humanitaire. Ces événements soulèvent de sérieuses interrogations quant à l'engagement véritable de la Tanzanie envers les conventions internationales relatives aux droits des réfugiés. Sur le plan international, les Nations Unies et plusieurs ONG surveillent de près l’évolution de la situation et pourraient envisager une intervention si les abus persistent. Les appels à une enquête indépendante se multiplient, mais les autorités tanzaniennes semblent résolues à poursuivre leur politique de rapatriement. Il est à noter que la pression exercée par la communauté internationale pourrait, dans certains cas, amener le pays à réévaluer son approche face à cette crise humanitaire. La fermeture du camp de Nduta, survenue le 30 avril, marque une étape significative dans la gestion des réfugiés burundais en Tanzanie. Cette décision laisse présager un avenir incertain pour ceux qui ont déjà enduré tant de souffrances. Alors que la situation continue d'évoluer, il est essentiel de rester vigilant et d'interroger les véritables motivations des autorités tanzaniennes dans ce contexte complexe.