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Syrie: l'arrestation d'un responsable de l'attaque chimique dans la Ghouta orientale ravive les souvenirs

Monde · · Par Claire BERNARD

Syrie: l'arrestation d'un responsable de l'attaque chimique dans la Ghouta orientale ravive les souvenirs

Syrie : l’arrestation d’un ancien général ravive les souvenirs d’une tragédie chimique Le mercredi 29 avril 2026, le ministère de l’Intérieur syrien a annoncé l

Syrie : l’arrestation d’un ancien général ravive les souvenirs d’une tragédie chimique

Le mercredi 29 avril 2026, le ministère de l’Intérieur syrien a annoncé l’arrestation d’Adnan Abboud Hilweh, un ancien général de l’armée syrienne, soupçonné d’avoir joué un rôle clé dans l’attaque au gaz sarin qui a frappé la Ghouta orientale le 21 août 2013. Cette attaque a fait plus de 1 000 victimes et est souvent considérée comme un tournant décisif dans le conflit syrien, illustrant les horreurs perpétrées par le régime de Bachar el-Assad.

Treize ans après cette tragédie, le sentiment d’incrédulité prévaut parmi les survivants de la Ghouta. Pour beaucoup, cette arrestation semble davantage être une manœuvre politique qu’un véritable pas vers la justice. "Nous avons déjà vu des promesses non tenues", confie un habitant ayant perdu des proches lors de l’attaque. "Ce n’est pas le premier général arrêté, et cela ne changera rien pour nous." Ce scepticisme témoigne d’une profonde désillusion face à un système judiciaire qu’ils jugent inefficace et partial.

De leur côté, des organisations de défense des droits humains, telles qu’Amnesty International, partagent ces réserves. Elles soulignent que, malgré des preuves accablantes de crimes de guerre, le régime d’Assad continue d’échapper à toute forme de justice. La communauté internationale, quant à elle, reste divisée sur la manière d’agir face à cette situation complexe. Bien que les États-Unis et l’Union européenne aient appelé à des mesures concrètes, les résultats tangibles se font encore attendre.

L’attaque de 2013, qui a choqué le monde entier, a suscité des réactions internationales fermes, y compris des menaces de frappes militaires. Toutefois, malgré l’attention médiatique, les accusations de crimes de guerre continuent de peser sur le régime sans qu’aucun responsable ne soit réellement traduit en justice. L’arrestation d’Adnan Abboud Hilweh pourrait-elle marquer un tournant décisif ? Les observateurs demeurent prudents, craignant que cette initiative ne soit qu’un geste symbolique.

Dans le même temps, les familles des victimes se battent pour que leurs histoires ne soient pas oubliées. Elles réclament justice et réparation, mais se heurtent à une bureaucratie complexe et souvent indifférente. "Nous voulons que ceux qui ont causé tant de souffrances soient tenus responsables", déclare une mère en pleurs, ayant perdu son fils durant l’attaque. Son appel à la justice résonne à travers le pays, mais la réalité demeure amère et désenchantée.

L’arrestation de cet ancien général pourrait potentiellement ouvrir la voie à d’autres poursuites contre des membres du régime. Cependant, le scepticisme reste omniprésent quant à l’efficacité d’un système judiciaire souvent perçu comme un instrument de répression plutôt que de justice. Les prochaines étapes seront cruciales pour la communauté internationale, qui observe avec une attention soutenue les développements de cette affaire.

Un événement marquant est prévu pour le 6 mai 2026, avec un rassemblement à Damas en mémoire des victimes de l’attaque de 2013. Ce rassemblement témoigne de la douleur persistante des familles et de la nécessité de continuer à parler de ces événements tragiques, dans l’espoir que la mémoire collective puisse servir de levier pour obtenir enfin justice.