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Sur l'île grecque de Crète, des pompiers ont dû retirer de force un vautour qui refusait de bouger de l'aile d'un avion avant son décollage

Economie · · Par Julie MOREAU

Sur l'île grecque de Crète, des pompiers ont dû retirer de force un vautour qui refusait de bouger de l'aile d'un avion avant son décollage

Un vautour de grande envergure a retardé le décollage d'un avion à l'aéroport d'Héraklion, en Crète, dimanche soir, nécessitant l'intervention des pompiers pour

Un vautour de grande envergure a retardé le décollage d'un avion à l'aéroport d'Héraklion, en Crète, dimanche soir, nécessitant l'intervention des pompiers pour extraire l'animal de l'aile de l'appareil. L'incident, rapporté lundi par le quotidien local *Patris*, s'est conclu sans dommage pour le vol ni pour le rapace, qui a été pris en charge par le musée d'histoire naturelle de l'île. Cette intervention intervient dans un contexte de vigilance accrue sur les collisions entre oiseaux et aéronefs, après un incident grave impliquant un moteur Ryanair début juillet. ### Une opération délicate menée par les pompiers Selon les informations du journal crétois *Patris*, l'oiseau refusait obstinément de quitter l'aile de l'avion, immobilisé en attente de décollage sur le tarmac de l'aéroport d'Héraklion. Les pompiers, appelés sur place tard dans la soirée de dimanche, ont dû procéder à un retrait de force pour éviter tout risque de dommage à l'appareil. Une photographie publiée par le quotidien montre le rapace, blotti dans une veste tenue par un pompier, après son extraction. L'article ne précise pas la destination du vol concerné, ni la compagnie aérienne opérant la liaison. Le vautour a ensuite été placé dans une caisse en bois, puis transféré au musée d'histoire naturelle de Crète, où il doit recevoir des soins adaptés. Les autorités locales n'ont pas communiqué sur l'état de santé de l'animal, mais son transfert vers une structure spécialisée suggère une prise en charge rapide et encadrée. Ce type d'intervention reste rare, mais illustre les défis opérationnels que peuvent poser la faune sauvage sur les zones aéroportuaires, en particulier sur une île où les rapaces sont protégés. ### Un précédent inquiétant avec un moteur Ryanair L'incident crétois survient dans un climat de sensibilité accrue autour des collisions aviaires. La semaine dernière, le Conseil national de la sécurité des transports des États-Unis (NTSB) a rendu public un rapport concernant un vol Ryanair reliant la Grèce à l'Allemagne le 10 juillet. Selon ce document, des restes d'oiseau ont été retrouvés dans le moteur de l'appareil, après qu'une pale s'est détachée en plein vol, brisant un hublot et aspirant partiellement un passager vers l'extérieur. L'enquête précise que quatre collisions présumées avec des oiseaux avaient été signalées par les équipages au cours des douze mois précédant l'accident, sans que des dommages notables soient constatés lors des maintenances ultérieures. Ce rapport met en lumière les limites des contrôles préventifs face à des impacts répétés, même lorsque ceux-ci semblent bénins au premier abord. Les compagnies aériennes et les autorités de régulation pourraient être amenées à renforcer les protocoles d'inspection des moteurs après tout signalement de collision, quelle qu'en soit la gravité apparente. ### Une cohabitation complexe entre aviation et biodiversité Les oiseaux sont régulièrement aspirés dans les moteurs d'avion, provoquant parfois de graves accidents. Les aéroports situés à proximité de zones naturelles ou de couloirs migratoires, comme celui d'Héraklion, sont particulièrement exposés à ce phénomène. Des dispositifs existent pour effaroucher les volatiles, mais leur efficacité reste partielle, comme le montre l'incident de dimanche. La gestion de la faune sur les sites aéroportuaires constitue un enjeu de sécurité publique, mais aussi de préservation des espèces protégées. Le vautour de Crète, espèce emblématique de la région, bénéficie d'un statut protégé, ce qui impose des procédures spécifiques lors de telles interventions. Les pompiers ont ainsi veillé à ne pas blesser l'animal, avant de le confier aux soins du musée d'histoire naturelle. Cet épisode, bien que spectaculaire, rappelle que la cohabitation entre l'aviation et la biodiversité demeure un équilibre fragile, nécessitant une coordination étroite entre les exploitants aéroportuaires, les services de secours et les structures de protection de la faune. Les prochaines semaines pourraient voir une réévaluation des pratiques de surveillance sur les aéroports grecs, à la lumière des recommandations du NTSB et des enseignements tirés de l'incident d'Héraklion.