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Suisse : l’initiative anti-immigration devrait être rejetée, selon les premières projections

Une · · Par Claire BERNARD

Suisse : l’initiative anti-immigration devrait être rejetée, selon les premières projections

# Suisse : l’initiative anti-immigration devrait être rejetée, selon les premières projections Les électeurs suisses auraient majoritairement repoussé l’initiat

# Suisse : l’initiative anti-immigration devrait être rejetée, selon les premières projections Les électeurs suisses auraient majoritairement repoussé l’initiative populaire anti-immigration portée par la droite radicale, qui proposait de plafonner la population du pays à un seuil déterminé. Selon les premières projections de l’institut de sondage gsf.bern, publiées dimanche 14 juin 2026, trente minutes après la fermeture des bureaux de vote, le non l’emporterait avec 55 % des suffrages exprimés, dans un scrutin qui s’annonçait particulièrement serré. ## Un rejet qui conforte les relations avec l’Union européenne ### Des projections favorables au camp du non D’après les informations rapportées par Le Figaro, relayant une dépêche de l’Agence France-Presse, la tendance dégagée par l’institut gsf.bern indique que l’initiative anti-immigration aurait été rejetée par une majorité de Suisses. Ce scrutin, organisé dans le cadre de la démocratie directe helvétique, visait à introduire un plafonnement strict de la population résidant en Suisse, une mesure défendue par les formations politiques de droite radicale qui estimaient que l’immigration exerçait une pression excessive sur les infrastructures, le marché du logement et le système social du pays. Le résultat, s’il se confirme dans les heures à venir, marquerait un revers significatif pour les partisans d’une politique migratoire plus restrictive. Le camp du oui, qui mobilisait depuis plusieurs mois sur le thème de la « maîtrise de l’immigration », n’aurait pas réussi à convaincre une majorité d’électeurs, malgré une campagne intense et des sondages d’opinion qui laissaient présager un score très serré. ### Une réaction immédiate du monde économique La directrice de l’organisation patronale Economie suisse, Monika Rühl, a immédiatement réagi à cette projection sur les ondes de la télévision publique RTS, exprimant un « soulagement » certain. « Nous sommes très soulagés et heureux. C’est un résultat qui est important pour notre pays et pour nos relations avec l’UE », a-t-elle déclaré, soulignant les enjeux diplomatiques et économiques que ce vote impliquait. En effet, une adoption de l’initiative aurait pu compromettre les accords bilatéraux conclus entre la Suisse et l’Union européenne, en particulier ceux relatifs à la libre circulation des personnes, un pilier des relations entre Berne et Bruxelles. Dans le même temps, une autre voix s’est élevée pour saluer ce rejet. « Je suis rassuré. Cette initiative mettait en pratique une politique du bouc émissaire », a également confié une personnalité publique, citée par Le Figaro, sans que son identité ne soit précisée dans l’immédiat. Cette déclaration illustre le clivage profond qui a traversé la société suisse autour de ce sujet, entre une partie de la population sensible aux arguments sécuritaires et identitaires, et une autre attachée aux principes d’ouverture et de coopération internationale. ## Un autre référendum en voie d’adoption ### Le durcissement du service civil plébiscité Parallèlement à ce scrutin sur l’immigration, un second référendum portait sur le durcissement des conditions d’accès au service civil en Suisse. Selon les mêmes projections de l’institut gsf.bern, cette mesure gouvernementale serait en voie d’adoption avec près de 53 % de votes favorables. Le projet, défendu par le gouvernement fédéral, visait à rendre plus strictes les conditions permettant aux citoyens de choisir le service civil en替代 du service militaire obligatoire. L’objectif affiché par les autorités était de préserver la primauté du service militaire, considéré comme un pilier de la défense nationale et de la cohésion sociale. En durcissant l’accès au service civil, le gouvernement entendait limiter les possibilités de contournement de l’obligation militaire, un phénomène qui s’était accentué ces dernières années. Ce vote, moins médiatisé que l’initiative anti-immigration, n’en demeure pas moins significatif, témoignant d’une volonté populaire de renforcer les institutions militaires du pays. ### Un paysage politique en recomposition Ces deux scrutins interviennent dans un contexte politique suisse marqué par des tensions croissantes autour des questions migratoires et identitaires. La droite radicale, qui avait fait de l’initiative anti-immigration son cheval de bataille, pourrait voir son influence relative remise en cause par ce revers, même si elle conserve des bastions électoraux solides, notamment dans les cantons ruraux et alémaniques. À l’inverse, les partis de centre-droit et de gauche, qui s’étaient mobilisés contre le plafonnement de la population, pourraient tirer profit de ce résultat pour relancer le débat sur une politique migratoire plus équilibrée. L’issue de ce vote, si elle se confirme, enverrait également un signal fort aux partenaires européens de la Suisse. Alors que les négociations sur le renouvellement des accords bilatéraux se poursuivent, le rejet d’une mesure aussi radicale pourrait faciliter le dialogue avec Bruxelles, tout en apaisant les craintes d’une dérive isolationniste au sein de la Confédération. Les prochains jours permettront d’affiner ces premières projections et de mesurer l’ampleur exacte de la mobilisation électorale, ainsi que les réactions politiques qui en découleront.