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Suède : la gauche remporte de justesse les élections législatives, le premier ministre Ulf Kristersson annonce sa démission

Une · · Par Claire BERNARD

Suède : la gauche remporte de justesse les élections législatives, le premier ministre Ulf Kristersson annonce sa démission

## Suède : la gauche l'emporte d'un souffle, Ulf Kristersson annonce sa démission À Stockholm, l'issue des élections législatives de dimanche s'est jouée dans u

## Suède : la gauche l'emporte d'un souffle, Ulf Kristersson annonce sa démission À Stockholm, l'issue des élections législatives de dimanche s'est jouée dans un mouchoir de poche. Selon un décompte de l'autorité électorale suédoise rapporté jeudi par Le Figaro et l'AFP, le bloc de gauche emmené par la sociale-démocrate Magdalena Andersson a remporté le scrutin avec 176 sièges, devançant de très peu la coalition de droite et d'extrême droite, qui en totalise 173. Le premier ministre conservateur sortant, Ulf Kristersson, a concédé sa défaite et annoncé sa démission, ouvrant une phase de tractations politiques particulièrement délicate. ## Un écart de cinquante mille voix D'après les données de l'autorité électorale, l'alliance entre la droite et l'extrême droite ne perd cette élection qu'à environ 50 000 voix près, ce qui souligne le caractère exceptionnellement serré du scrutin. Avec trois sièges d'écart seulement au Riksdag, la majorité sortante conserve une capacité de nuisance non négligeable. Cette configuration pourrait compliquer l'adoption des textes budgétaires et fragiliser l'action du futur gouvernement, d'autant plus que la coalition de droite attend en embuscade. En effet, la marge de manœuvre parlementaire du bloc de gauche apparaît réduite, et chaque vote pourrait devenir un test de cohésion pour la future majorité. ## Magdalena Andersson face à un bloc morcelé La victoire de Magdalena Andersson, quinquagénaire présentée par certains observateurs comme une « Merkel suédoise », marque le retour aux affaires de celle qui avait déjà dirigé le gouvernement avant de quitter le pouvoir en 2022. Toutefois, la formation d'un exécutif s'annonce complexe : le bloc de gauche, selon Le Figaro, demeure très morcelé, composé de sensibilités politiques distinctes qui devront s'accorder sur un programme commun. Négociatrice chevronnée, la dirigeante sociale-démocrate devra composer avec des partenaires aux exigences parfois divergentes, notamment sur les questions budgétaires, climatiques et migratoires. Ces tractations pourraient s'étendre sur plusieurs semaines, à l'image des précédentes crises gouvernementales qu'a connues le royaume scandinave. ## Un précédent qui pèse sur les négociations Le contexte politique suédois est marqué, depuis plusieurs années, par une fragmentation croissante du paysage parlementaire et par la montée en puissance des formations d'extrême droite. Ce scrutin confirme cette tendance de fond : la droite traditionnelle gouverne désormais avec le soutien des Démocrates de Suède, une configuration qui aurait été impensable il y a une décennie. Par ailleurs, la faible avance du bloc de gauche illustre la polarisation d'un électorat divisé, où chaque siège compte. Les prochaines semaines diront si Magdalena Andersson parvient à transformer cette majorité relative en coalition stable, ou si le royaume se dirige vers une nouvelle période d'instabilité politique.