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Sud, ouest, est... avec les canicules, les orientations à fuir et celles qu’il faut privilégier pour votre futur logement

Une · · Par Claire BERNARD

Sud, ouest, est... avec les canicules, les orientations à fuir et celles qu’il faut privilégier pour votre futur logement

Canicules : l’orientation du logement, un critère devenu central dans la recherche immobilière Alors que les épisodes de canicule se multiplient en France, la r

Canicules : l’orientation du logement, un critère devenu central dans la recherche immobilière

Alors que les épisodes de canicule se multiplient en France, la recherche d’un logement ne se limite plus à la surface ou à la localisation. Selon un article du Figaro, l’orientation du bien immobilier est désormais un facteur déterminant pour éviter l’effet « bouilloire thermique », qui rend certains appartements invivables en période de forte chaleur. Au-delà de la présence de volets ou du choix de l’étage, l’exposition du logement pourrait s’avérer tout aussi cruciale que l’isolation pour garantir un confort estival optimal.

### Une donnee qui rebat les cartes de l’immobilier

Les fortes chaleurs, de plus en plus fréquentes et intenses, modifient les critères de sélection des acquéreurs et des locataires. D’après les informations rapportées par Le Figaro, l’orientation d’un bien est devenue une préoccupation majeure, au même titre que le diagnostic de performance énergétique (DPE). En effet, un appartement exposé plein sud sans protection solaire adéquate pourrait rapidement se transformer en véritable four, même avec une bonne isolation. Cette réalité pousse les professionnels de l’immobilier à intégrer systématiquement ce paramètre dans leurs conseils, tandis que les particuliers apprennent à décrypter les plans avant même de visiter. Les périodes de fortes chaleurs, qui s’étendent désormais de juin à septembre, ne sont plus un phénomène exceptionnel mais une contrainte structurelle à prendre en compte sur le long terme.

### Les orientations à privilégier et celles à fuir

Selon l’analyse détaillée du Figaro, toutes les orientations ne se valent pas face à la chaleur. L’exposition plein sud, souvent recherchée pour la luminosité en hiver, devient un inconvénient majeur en été si elle n’est pas compensée par des protections extérieures comme des stores ou des volets roulants. À l’inverse, une orientation nord garantit une fraîcheur relative mais au détriment de la lumière naturelle, ce qui peut s’avérer déprimant une grande partie de l’année. Les orientations est et ouest présentent des profils intermédiaires : le soleil du matin à l’est est généralement moins agressif, tandis que l’ouest expose aux rayons les plus chauds de la fin de journée. Les experts interrogés par le quotidien recommandent ainsi de privilégier une double exposition, idéalement nord-sud, qui permet une ventilation traversante et une gestion plus équilibrée de la température. Les logements mono-orientés plein sud ou plein ouest, sans possibilité de créer un courant d’air, semblent être les plus à risque.

### L’importance des solutions alternatives et des aménagements

Toutefois, les professionnels de l’immobilier et les conseillers en rénovation énergétique soulignent que l’orientation n’est pas une fatalité. Des solutions existent pour atténuer les effets de l’exposition, notamment l’installation de protections solaires extérieures, de brise-soleil ou de végétation sur les balcons. Selon les informations du Figaro, la présence de volets, souvent citée comme un critère de confort, ne suffit pas toujours : leur efficacité dépend de leur positionnement et de leur capacité à bloquer la chaleur avant qu’elle ne pénètre dans l’habitat. Les logements situés en étages élevés, bien que bénéficiant d’une meilleure ventilation, sont également plus exposés aux rayonnements directs. Les acheteurs sont donc invités à considérer l’ensemble de ces paramètres, en tenant compte du microclimat local et de l’environnement immédiat, comme la présence d’arbres ou de bâtiments voisins qui pourraient offrir une ombre naturelle. Cette approche globale, combinant orientation, protections et aménagements, pourrait devenir un standard dans les futures transactions immobilières.

### Un critère amené à s’inscrire dans la durée

L’évolution des attentes des ménages face au réchauffement climatique laisse présager une transformation durable des critères de recherche. Les agences immobilières, selon les éléments rapportés par le Figaro, constatent déjà une hausse des questions relatives à l’orientation et aux protections solaires lors des visites. Il semblerait que ce phénomène ne soit pas conjoncturel, mais qu’il reflète une prise de conscience plus large des enjeux de confort thermique dans un contexte de hausse des températures. Par ailleurs, cette préoccupation pourrait influencer les politiques de construction neuve, les promoteurs étant incités à concevoir des bâtiments dont l’orientation est pensée dès la conception pour limiter les apports solaires excessifs. Cette tendance, si elle se confirme, pourrait redéfinir les standards de l’habitat en France, où la performance énergétique hivernale a longtemps primé sur le confort d’été. La question de l’orientation, autrefois reléguée au second plan, s’impose ainsi comme un critère central, au même titre que le DPE, dans l’évaluation de la qualité d’un logement.