Stéphane Azihari : «L’affaire Sapin prouve que France Inter est déjà privatisée… par la gauche sectaire»

## Stéphane Azihari : «L'affaire Sapin prouve que France Inter est déjà privatisée… par la gauche sectaire» La controverse autour de la suppression de l'éditori
## Stéphane Azihari : «L'affaire Sapin prouve que France Inter est déjà privatisée… par la gauche sectaire»
La controverse autour de la suppression de l'éditorial de Charles Sapin, directeur adjoint de Valeurs actuelles, continue d'alimenter le débat sur le pluralisme au sein du service public audiovisuel. Dans une chronique publiée par Le Figaro le 19 septembre 2026, Stéphane Azihari estime que cette affaire révèle l'incapacité de France Inter à faire respecter à ses propres employés les obligations légales qui incombent à un média financé par le contribuable.
## Une accusation de partialité structurelle
Selon l'auteur de la chronique, la station de radio publique serait déjà « privatisée… par la gauche sectaire », une formule qui suggère que France Inter ne représenterait plus l'ensemble des sensibilités politiques de la population française. Stéphane Azihari rappelle à cet égard une déclaration du sociologue Geoffroy de Lagasnerie, diffusée sur les ondes de France Inter le 30 septembre 2020, dans laquelle ce dernier affirmait être « contre le paradigme du débat, contre le paradigme de la discussion ». Pour le chroniqueur, cette séquence illustrerait une ligne éditoriale peu encline à la contradiction, contrairement aux principes qui devraient régir un média de service public.
## Des exemples cités pour étayer la démonstration
Le chroniqueur du Figaro énumère plusieurs exemples qui, selon lui, démontrent le déséquilibre éditorial de la station. Il cite notamment Rami Abou Jamous, présenté comme un intervenant adepte d'une lecture complotiste des attentats du 11 septembre et prompt à désigner le Hamas comme un « mouvement de libération ». Il mentionne également Mahaut Drama, une humoriste qui aurait appelé à la lutte armée en cas de victoire de Marine Le Pen, ainsi que le comédien Merwan Benlazar, accusé d'avoir diffusé des contenus à coloration salafiste. Ces éléments, avancés par l'auteur, visent à illustrer ce qu'il considère comme une tolérance sélective de la direction de France Inter à l'égard de certaines prises de position.
## L'affaire Sapin comme point de bascule
La suppression de l'éditorial de Charles Sapin constitue, selon Stéphane Azihari, le révélateur d'une contradiction plus profonde. Le chroniqueur soutient que la direction de France Inter serait incapable d'imposer à ses propres employés le respect des obligations légales qui s'appliquent à un service public, alors qu'elle aurait accueilli sans difficulté des intervenants aux positions controversées. Cette asymétrie, toujours selon l'auteur, nourrit le sentiment que France Inter appartient non pas à tous les citoyens, mais à « une gauche minoritaire ».
## Un débat récurrent sur la gouvernance des médias publics
Cette controverse s'inscrit dans un contexte de tensions persistantes autour de la neutralité et du pluralisme des médias financés par des fonds publics. Les critiques de la ligne éditoriale de France Inter, régulièrement formulées par des figures de droite et de l'extrême droite, portent notamment sur la composition des invités et le traitement de certains sujets de société. Toutefois, ces accusations font également l'objet de contestations de la part de défenseurs du service public, qui rappellent que l'indépendance éditoriale constitue un principe fondamental garanti par la loi.
L'issue de cette polémique pourrait dépendre des suites judiciaires ou administratives que Charles Sapin ou Valeurs actuelles choisiront d'engager. À ce stade, aucune réaction officielle de la direction de France Inter n'a été rapportée concernant les arguments développés par Stéphane Azihari dans sa chronique.