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Sous l’effet des canicules, l’inquiétante hausse des décès chez les animaux de compagnie

Une · · Par Claire BERNARD

Sous l’effet des canicules, l’inquiétante hausse des décès chez les animaux de compagnie

Sous l’effet des canicules, l’inquiétante hausse des décès chez les animaux de compagnie La précocité et l’intensité des vagues de chaleur successives qui frapp

Sous l’effet des canicules, l’inquiétante hausse des décès chez les animaux de compagnie

La précocité et l’intensité des vagues de chaleur successives qui frappent la France cet été n’épargnent pas les animaux domestiques, dont le taux de mortalité connaît une hausse significative et inédite. Selon des informations rapportées par Le Figaro le 23 juillet 2026, les services d’urgences vétérinaires et les réseaux de pompes funèbres animalières font face à un pic de mortalité qui met sous tension l’ensemble de leurs structures, du Sud au Nord du territoire.

Une surmortalité de 18 % liée aux premières canicules

D’après les données communiquées par Vincent Côté, directeur du réseau de pompes funèbres animalières Esthima, l’augmentation des volumes de décès atteindrait 18 % depuis la première canicule du mois de juin, par rapport à la période précédant les vagues de chaleur. Si l’été constitue traditionnellement une saison de surmortalité animale, l’intensité et la précocité des phénomènes météorologiques extrêmes bouleversent les équilibres habituels. « Avoir une telle surmortalité dans le Sud à cette période de l’année, c’est assez usuel, mais avoir la même chose partout en France, c’est plus inhabituel », a précisé Vincent Côté, cité par Le Figaro. Cette généralisation géographique du phénomène suggère un impact climatique plus large que les seules régions méditerranéennes.

Des services de soins et de logistique sous pression

Face à cet afflux de dépouilles, Esthima doit multiplier ses passages chez les vétérinaires pour récupérer les corps et éviter les « engorgements » dans les chambres froides. Cette situation logistique inédite reflète la tension qui pèse sur l’ensemble de la chaîne de soins animaliers. Les services d’urgences vétérinaires, déjà sollicités par les coups de chaleur chez les chiens, chats et lapins, doivent gérer simultanément une hausse des consultations critiques et une augmentation des décès. Selon les derniers chiffres du 3115 Urgences Vétérinaires, la première quinzaine de juillet aurait été marquée par une augmentation notable des interventions, bien que les données complètes n’aient pas encore été publiées officiellement.

Des conséquences qui interrogent les pratiques de prévention

Cette surmortalité interroge également les pratiques de prévention et de sensibilisation des propriétaires d’animaux de compagnie. Les canicules à répétition, combinées à des températures nocturnes élevées, réduisent les fenêtres de récupération pour les animaux les plus vulnérables, notamment les chiens brachycéphales, les chats âgés ou les rongeurs. Les vétérinaires recommandent désormais de limiter les sorties aux heures les plus fraîches, de garantir un accès permanent à l’eau et de ne jamais laisser un animal dans un véhicule, même pour une courte durée. Toutefois, l’ampleur du phénomène observé cet été suggère que ces consignes, bien que connues, pourraient ne pas être suffisamment suivies ou adaptées à l’intensité des vagues de chaleur actuelles.

Alors que la France pourrait connaître une nouvelle canicule début août, selon les prévisions météorologiques, les professionnels du secteur redoutent une prolongation de cette crise sanitaire animale. La question de l’adaptation des infrastructures de soins et de gestion des décès, ainsi que celle de la responsabilité des propriétaires face aux risques climatiques, pourraient s’imposer durablement dans le débat public.