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SONDAGE Présidentielle 2027 : Marine Le Pen domine Édouard Philippe et Jean-Luc Mélenchon au second tour… Les toutes dernières tendances

Une · · Par Claire BERNARD

SONDAGE Présidentielle 2027 : Marine Le Pen domine Édouard Philippe et Jean-Luc Mélenchon au second tour… Les toutes dernières tendances

## Sondage présidentielle 2027 : Marine Le Pen en tête face à Édouard Philippe et Jean-Luc Mélenchon au second tour Une enquête Toluna-Harris Interactive, dont

## Sondage présidentielle 2027 : Marine Le Pen en tête face à Édouard Philippe et Jean-Luc Mélenchon au second tour Une enquête Toluna-Harris Interactive, dont les résultats ont été relayés par Midi Libre lundi 28, place Marine Le Pen en position dominante dans l'hypothèse d'un second tour de l'élection présidentielle de 2027. Selon cette étude d'opinion, la présidente du groupe Rassemblement national à l'Assemblée nationale l'emporterait face à Édouard Philippe avec 57 % des intentions de vote, et face à Jean-Luc Mélenchon avec 69 %. Ces chiffres, s'ils se confirmaient, dessineraient une dynamique favorable à l'extrême droite à trois ans de l'échéance. ## Un rapport de force qui interroge les équilibres politiques D'après les données de l'enquête Toluna-Harris Interactive, l'écart serait particulièrement marqué dans une configuration opposant Marine Le Pen au fondateur de La France insoumise. Avec 69 % des voix potentielles, la candidate du Rassemblement national disposerait d'une avance considérable, suggérant un report massif des électorats de droite et du centre sur son nom en cas de duel avec Jean-Luc Mélenchon. En effet, ce type d'hypothèse de second tour renvoie à la configuration de 2017, où la même opposition avait déjà tourné à l'avantage de Marine Le Pen au premier tour avant sa défaite face à Emmanuel Macron. Face à Édouard Philippe, ancien Premier ministre et maire du Havre, l'écart serait plus resserré mais demeurerait significatif. Les 57 % attribués à Marine Le Pen traduisent une avance de quatorze points, ce qui, dans un scrutin majoritaire à deux tours, constituerait une marge confortable. Toutefois, ces projections doivent être appréhendées avec prudence : les sondages réalisés à trois ans d'une élection présidentielle ont historiquement montré des limites prédictives importantes, notamment en raison de la volatilité de l'électorat et de l'émergence possible de nouvelles candidatures. ## Des enseignements à nuancer à trois ans du scrutin Selon des informations rapportées par Midi Libre, cette enquête s'inscrit dans une série de mesures d'opinion publiées ces derniers mois, qui dessinent une tendance constante à la progression du Rassemblement national dans les intentions de vote. Cette dynamique s'observe également dans les scrutins intermédiaires, notamment les élections législatives anticipées de 2024, où le parti de Marine Le Pen et ses alliés avaient obtenu un nombre important de sièges à l'Assemblée nationale. Cependant, plusieurs facteurs pourraient modifier ce rapport de force. La question de l'éligibilité de Marine Le Pen, suspendue à une décision judiciaire attendue dans le cadre de l'affaire des assistants parlementaires européens, constitue une variable déterminante. Par ailleurs, la structuration des candidatures à droite et au centre, ainsi que l'éventuelle candidature d'une figure issue de la majorité sortante, pourraient redistribuer les cartes. D'autant plus que la fragmentation de l'offre politique rend les reports de voix au second tour particulièrement difficiles à anticiper. ## Une mesure d'opinion parmi d'autres Il convient de rappeler qu'un sondage ne constitue pas une prédiction électorale. Les enquêtes d'intentions de vote reposent sur des échantillons représentatifs et des méthodologies déclaratives, dont la fiabilité s'améliore à mesure que l'échéance approche. À trois ans du scrutin, ces résultats traduisent davantage un climat politique qu'une projection certaine. Les dynamiques observées pourraient évoluer au gré des événements nationaux et internationaux, des campagnes électorales à venir et des recompositions partisanes. L'enjeu, pour les différentes formations politiques, résidera dans leur capacité à transformer ces tendances en mobilisation effective le moment venu.