«Silence assourdissant des autorités» : le maire de Fleurance dénonce «un dysfonctionnement d’État» dans l’affaire Lyhanna

« Silence assourdissant des autorités » : le maire de Fleurance dénonce « un dysfonctionnement d’État » dans l’affaire Lyhanna Alors que la ville de Fleurance (
« Silence assourdissant des autorités » : le maire de Fleurance dénonce « un dysfonctionnement d’État » dans l’affaire Lyhanna
Alors que la ville de Fleurance (Gers) se réveillait meurtrie ce vendredi 5 juin 2026, au lendemain de la découverte d’un corps d’enfant susceptible d’être celui de la jeune Lyhanna, disparue depuis plusieurs jours, le maire de la commune, Grégory Bobbato, a haussé le ton. Dans une interview accordée à BFMTV, l’élu sans étiquette a dénoncé ce qu’il qualifie de « dysfonctionnement d’État », pointant du doigt le « silence assourdissant des autorités » et la gestion jugée technocratique de cette affaire dramatique.
Un élu en colère face à des « carences institutionnelles »
Selon des informations rapportées par Le Figaro, Grégory Bobbato n’a pas mâché ses mots ce vendredi matin. « Le communiqué technique et le silence assourdissant des autorités », a-t-il notamment déclaré, visiblement agacé par la communication officielle. Il a estimé que le seul vrai courage dans cette affaire était celui des victimes, « des enfants », qui doivent « surmonter leur honte et leur terreur » pour aller pousser la porte d’une gendarmerie. Avant d’ajouter : « Et c’est à nous, adultes, de protéger les enfants. » Une déclaration qui suggère que, dans le cas de Lyhanna, les mécanismes de protection auraient pu être défaillants.
Un appel à la dignité et une critique de la communication judiciaire
Quelques heures plus tôt, le maire de Fleurance avait pourtant adopté un ton plus mesuré, réclamant de la « dignité » et appelant à « respecter le deuil de la famille ». Mais la découverte du corps a changé la donne. Grégory Bobbato a vivement critiqué le « communiqué technique » des autorités judiciaires, qu’il juge insuffisant et inadapté à la gravité de la situation. Il a également révélé que l’Élysée ne l’aurait contacté que jeudi, soit « six jours après » les faits. Ce délai, selon lui, illustrerait un manque de considération pour les élus locaux et les familles touchées.
Une affaire qui interroge le fonctionnement de l’État
L’affaire Lyhanna, qui a bouleversé la petite commune de Fleurance, met en lumière des questions plus larges sur le traitement des signalements d’enfants en danger. Les propos du maire, relayés par BFMTV et Le Figaro, pointent un possible « dysfonctionnement d’État », où la lourdeur administrative et les silences institutionnels pourraient entraver la protection des plus vulnérables. Alors que l’enquête se poursuit et que les résultats des analyses ADN sont attendus pour confirmer l’identité du corps retrouvé, le malaise exprimé par l’édile résonne comme un avertissement sur les failles potentielles du système.
Une perspective incertaine pour la commune et la famille
La ville de Fleurance, meurtrie, se trouve désormais dans l’attente des conclusions officielles. Le maire, en prenant la parole publiquement, semble vouloir briser un silence qu’il juge préjudiciable. Pour la famille de Lyhanna, l’épreuve est loin d’être terminée. Les critiques de Grégory Bobbato pourraient, selon certains observateurs, ouvrir une réflexion plus large sur la manière dont les autorités communiquent et agissent dans les affaires sensibles impliquant des enfants. L’affaire, suivie de près par les médias nationaux, pourrait avoir des répercussions au-delà du Gers, interrogeant les pratiques institutionnelles face à la détresse des familles.